www.Theraneo.com est une plateforme bien-être qui regroupe des sites de thérapeutes
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies, en savoir plus
FERMER
Sylvie BEGUIER
Naturopathie, biorésonancePoissy, plantes, Verneuil, Feucherolles, St Nom, aromathérapie, phyto
Sylvie BEGUIER
ARTICLES
REVUE DE PRESSE
PÊCHEURS, SOIGNANTS, SERVEURS... LES NOUVELLES VICTIMES DE LA COCAÏNE
< retour rubrique < retour Articles |
publié le 5 février 2019 4 min à lire 4
La Croix constate en effet que «la blanche», longtemps réservée à une élite fortunée, touche désormais tous les milieux sociaux. Moins chère, consommée de façon assumée y compris au travail, elle n’a pourtant rien perdu de sa dangerosité.

Le journal publie ainsi une « enquête sur une banalisation aussi alarmante que méconnue ». Il indique que « l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) (( relève )) , dans son dernier rapport, un quadruplement de la consommation en vingt ans. 5,6% des Français ont pris au moins une fois de la cocaïne dans leur vie ».
« La déclinaison par métier chamboule les idées reçues : artisans et commerçants arrivent en tête des consommateurs (7,2%), les ouvriers devancent les cadres (5,3% contre 4,9%) », poursuit La Croix.
Le quotidien cite notamment Bernard Le Floch, médecin généraliste et « auteur d’une étude sur la prise d’opiacés chez les marins pêcheurs, (( qui )) constate chez eux «une prévalence forte de toxicomanie». Parmi ses patients, il compte des professionnels dépendants au cannabis, à la cocaïne, à l’héroïne… ».
Le médecin remarque : « Quand j’ai commencé à exercer, on parlait surtout de l’alcool, mais on n’en voit plus beaucoup. La drogue l’a un peu remplacé chez les jeunes générations ».
« Une observation que confirme une étude du Service de santé des gens de mer, menée sur le littoral atlantique en 2013 : sur 1000 marins pêcheurs testés, 4,5% étaient positifs à la cocaïne, tous âges confondus. Le chiffre grimpe à 8% chez les moins de 35 ans », observe La Croix.
Le quotidien explique que « la hausse de la production colombienne a entraîné une reconfiguration du marché français. Pour écouler une marchandise devenue abondante, les trafiquants vont désormais «vers les usagers plutôt que l’inverse» afin de «faciliter l’achat par les usagers les plus précarisés», décrypte l’OFDT ».
La Croix poursuit : « Leur méthode consiste à «fractionner les unités de ventes au demi-gramme, au quart de gramme». Un billet de 20 € suffit désormais à se procurer de la « C ». Des SMS submergent les usagers de promotions de même que, depuis peu, des offres envoyées par Snapchat, application dont les messages disparaissent en quelques secondes ».
Le journal cite « Thomas, 36 ans dont vingt accro à la coke, «abstinent» depuis onze mois, (( qui )) a longtemps cumulé deux jobs : le jour, aide-soignant dans le service de réanimation d’un hôpital de la région marseillaise ; la nuit, surveillant dans un centre pour personnes handicapées. (( … )) Obsédé par le «produit» de longue date, il sniffait toujours plus en travaillant ».
Il déclare : « Rien ne m’arrêtait. Pour aller aux cabinets, il me fallait une trace ; pour faire la toilette d’une mamie, il me fallait une trace ; pour une perfusion, il me fallait une trace. Tout était prétexte et, à chaque trait, je pensais au prochain ».
La Croix relève que « la cocaïne ronge son quotidien et son salaire : 800 € par semaine pour trois grammes reniflés chaque jour. Tout y passe, jusqu’au projet immobilier. «Très vite, le coup du crédit est tombé à l’eau et mon boulot de nuit m’a permis de payer ma consommation pour deux semaines.» Il se met alors à travailler plus… pour consommer plus ».
Le journal note qu’« à l’époque, sur quelque 25 membres de son service à l’hôpital, cinq consommaient de la cocaïne – trois aides-soignants, un interne et une infirmière –, parfois ensemble aux toilettes. Jusqu’au jour où un vol de cartes bleues précipite Thomas en prison pour un an. Aujourd’hui « clean », il est déterminé à le rester ».
La Croix publie en outre un entretien avec le Dr Laurent Karila, psychiatre spécialisé dans l’addictologie à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif, selon qui « les pouvoirs publics n’alertent pas suffisamment sur la dangerosité de cette drogue ».
Le médecin précise que « l’impact de la cocaïne sur le cerveau n’a rien à voir d’un individu à l’autre. En fait, l’installation de l’addiction dépend de divers paramètres. Ils sont d’abord d’ordre psychologique : certains individus présentent une tendance plus marquée que d’autres à la dépression, aux troubles anxieux… Viennent ensuite les facteurs environnementaux : le stress au quotidien, le cadre dans lequel on a consommé la première, le fait d’être entouré ou non de consommateurs. Reste enfin, le terrain génétique, important lui aussi ».
Le Dr Karila ajoute : « Le plus souvent, la dépendance s’installe sournoisement. Au bout d’un an ou deux de consommation, des troubles cognitifs apparaissent : troubles de la mémoire, de l’attention. Mais c’est surtout une drogue très cardiotoxique. Elle est vasoconstrictrice et le risque, au moment d’une prise, c’est qu’une artère se trouve serrée trop fort et qu’une partie de l’organisme ne soit plus irriguée ».
« Une étude a récemment montré que, après un trait, un cocaïnomane a un risque 24 fois plus élevé que la moyenne de faire un infarctus dans l’heure qui suit. Et ce, qu’il s’agisse du millième trait ou du tout premier, c’est totalement aléatoire », souligne le psychiatre.
Il remarque que « les autorités insistent avant tout sur (( les méfaits )) du tabac et de l’alcool et elles ont raison puisqu’ils font, à eux deux, 130.000 victimes par an. On parle de plus en plus du cannabis, mais on fait trop peu sur la cocaïne. À tort, car c’est vraiment en train de devenir une drogue problématique ».

cocaïne

remercier
MERCI pour votre merci
ENVOYER À UN(E) AMI(E)

VOUS



VOTRE AMI(E)



COMMENTAIRE


je ne suis pas un robot


les emails ne sont pas transmis à des sociétés externes
Identifiez-vous d'abord sur votre Zenopage, puis réactualisez cette page.
M'IDENTIFIER
Vous n'avez pas de Zenopage ? création gratuite, infos et démo ici :
CRÉER MA ZENOPAGE
partager
partager



POSTER UN COMMENTAIRE

indiquez votre nom ou pseudo


homme    femme
 

cliquez pour indiquer votre photo avatar
sinon une photo sera choisie au hasard
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 





Démarcharge commercial interdit
« Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce qui peut être compté ne compte pas forcément. »
Einstein