www.Theraneo.com est une plateforme bien-être qui regroupe des sites de thérapeutes
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies, en savoir plus
FERMER

Sylvie BEGUIER
Naturopathie, biorésonancePoissy, plantes, Verneuil, Feucherolles, St Nom, aromathérapie, phyto
DIABÈTE
LE DIABÈTE, BOMBE À RETARDEMENT POUR L'AFRIQUE
< retour rubrique < retour Articles |
publié le 9 mars 2019 4 min à lire 2
C’est ce que titre Le Monde, qui constate dans un reportage qu’« en Côte d’Ivoire, comme dans de nombreux pays d’Afrique, les maladies non transmissibles (MNT) sont en augmentation constante et constituent désormais une des causes majeures de décès ».
Le journal observe qu’« en 2018, selon l’OMS, 37% des décès dans le pays étaient liés aux MNT (cancers, pathologies cardio-vasculaires, respiratoires, métaboliques, etc.). En 2017, le diabète a tué plus de 300.000 Africains et, selon les projections, 41 millions de personnes seront diabétiques en 2045 sur le continent ».
« Avec une augmentation de 156% des cas en moins de 30 ans, l’Afrique sera alors la région du monde avec la plus forte progression de la maladie. Une véritable bombe à retardement que peu d’Etats africains semblent capables de désamorcer, et une menace pour la santé mondiale que les pays du Nord ont encore bien du mal à reconnaître », souligne le quotidien.
Le Monde explique notamment que « le diabète génère de nombreux coûts annexes (analyses, consultations de suivi, mesures de glycémie…) qui pèsent lourd sur le budget des patients et des familles, pour lesquelles acheter une nourriture adaptée est déjà souvent un problème. S’approvisionner en fruits et légumes n’est pas toujours facile à Abidjan, il faut parfois faire plusieurs kilomètres, et leur conservation reste problématique. Tout comme celle de l’insuline ».
« Même dans les hôpitaux publics, les Ivoiriens doivent payer pour avoir accès à une prise en charge. Après quelques mois de gratuité des soins, décrétée lors de l’arrivée au pouvoir du président Ouatarra, la situation s’est rapidement compliquée », poursuit le journal.
Le Dr Adélaïde Hué, chef de clinique dans un des CHU d’Abidjan, souligne ainsi : « Nous faisons les ordonnances aux patients hospitalisés et les familles vont acheter ce qu’il faut dans les pharmacies alentour. Pour beaucoup, c’est impossible de se payer tout cela, alors quand il y a des tradithérapeutes qui leur font miroiter de les guérir pour quelques milliers de francs, il n’y a pas photo ! ».
Le Monde constate ainsi que « diagnostic tardif et manque de traitement sont responsables d’un nombre important de complications sévères (coma, insuffisance rénale, cécité, gangrène…) qui conduisent à des handicaps lourds, avec des répercutions économiques et sociales majeures ».
Le journal souligne que « la prévention devrait être un pilier de la lutte contre le diabète de type 2, qui représente plus de 90% des cas de diabète en Côte d’Ivoire, comme dans la plupart des pays du monde. Liée aux changements des modes de vie qui touchent les populations africaines, cette pathologie est en partie évitable ».
Le Dr Béranger Kouamé, responsable d’une consultation diabète et hypertension à l’hôpital général de Bonoua, indique cependant qu’« il y a encore beaucoup d’a priori sur le diabète ici. Beaucoup de gens pensent qu’il s’agit uniquement d’une maladie “de vieux ou de riches” et se croient donc à l’abri. Pourtant, toutes les couches de la population sont désormais touchées, et de plus en plus de jeunes ».
Le Monde note ainsi que « le médecin fait un constat sans appel sur la transition alimentaire qui frappe la Côte d’Ivoire : la nourriture traditionnelle est de plus en plus remplacée par des produits industriels, trop gras, salés et sucrés. Les sodas, biscuits, bonbons et snacks sont en effet omniprésents sur les petits étals disséminés au bord de la route principale qui traverse la bourgade ».
« Dans les supermarchés des quartiers populaires d’Abidjan, la taille démesurée des pots de pâte à tartiner au chocolat laisse songeur, presque autant que l’étiquetage de certains produits. Ainsi peut-on lire sur les yaourts, bien difficiles à avaler pour un palais européen tant le sucre y est présent : «Lait, sucre», sans aucune indication sur les proportions, l’étiquetage n’étant pas obligatoire », observe le quotidien.
Le Pr Jacko Abodo, chef du service d’endocrinologie et diabétologie du CHU de Yopougon et président de l’association Obésité diabète de Côte d’Ivoire, indique pour sa part qu’« en plus des changements d’alimentation, c’est la sédentarité grandissante dans la population ivoirienne qui nourrit aussi l’épidémie de maladies métaboliques à laquelle nous faisons face ».
Le Monde note ainsi que « jusqu’à un tiers de la population serait en surpoids dans les grandes villes africaines. En 2009, 40% des Africains vivaient en zone urbaine. Un chiffre qui devrait atteindre les 60% d’ici à 2050 », mais relève toutefois qu’« à Abidjan, la promotion de l’activité physique démarre doucement sous l’impulsion notamment de quelques associations ».
Le journal continue : « Focalisés durant des décennies sur la gestion des épidémies de maladies infectieuses, la plupart des systèmes de santé africains ne sont pas aptes à faire face à la transition sanitaire en cours. Si rien n’est fait, très peu seront à même d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD) en santé fixés par l’OMS pour 2030. Augmenter les ressources domestiques allouées à la santé est une urgence ».

diabète

remercier
MERCI pour votre merci
ENVOYER À UN(E) AMI(E)

VOUS



VOTRE AMI(E)



COMMENTAIRE


je ne suis pas un robot


les emails ne sont pas transmis à des sociétés externes
Identifiez-vous d'abord sur votre Zenopage, puis réactualisez cette page.
M'IDENTIFIER
Vous n'avez pas de Zenopage ? création gratuite, infos et démo ici :
CRÉER MA ZENOPAGE

partager

partager



POSTER UN COMMENTAIRE

indiquez votre nom ou pseudo


homme    femme
 

cliquez pour indiquer votre photo avatar
sinon une photo sera choisie au hasard
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 





Démarcharge commercial interdit
« Nous ne savons pas qui nous sommes avant d'avoir découvert ce que nous sommes capables de faire. »
Martha Grimes