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Sylvie BEGUIER
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REVUE DE PRESSE
LE HARCÈLEMENT À L'ADOLESCENCE IMPACTERAIT LE DÉVELOPPEMENT CÉRÉBRAL
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publié le 9 mars 2019 3 min à lire 3
Aude Rambaud note dans Le Figaro que « l’association entre harcèlement à l’adolescence et troubles psychiques n’est plus à démontrer. De nombreuses études prouvent que cette expérience délétère est corrélée à l’anxiété, à des symptômes dépressifs et même à des troubles cognitifs avec des problèmes de concentration ou de comportement, et ce, quel que soit l’âge de la victime ».
« Une étude anglaise menée sur près de 50 ans a par exemple montré que les enfants harcelés deviennent des adultes plus gros consommateurs de soins en santé mentale que les autres », rappelle la journaliste.
Elle relève que « malgré ces observations, rien ne permettait jusque-là d’établir un lien biologique de cause à effet entre harcèlement et troubles psychiques. Voilà qui est fait, au moins en ce qui concerne l’anxiété, à en croire une équipe du King’s College de Londres dont les travaux sont parus dans Nature ».
Aude Rambaud explique ainsi que « les chercheurs ont suivi le développement cérébral de 682 adolescents entre les âges de 14 et 19 ans. Ces jeunes faisaient partie du projet Imagen, un programme de recherche européen destiné à étudier le développement cérébral et la santé mentale chez des adolescents anglais, irlandais, français et allemands. Des IRM ont été réalisés chez tous les sujets aux âges de 14 ans et de 19 ans pour observer 18 régions du cerveau ».
La journaliste ajoute que « les adolescents ont également répondu à des questionnaires sur leur qualité de vie et leur environnement avec des items relatifs au harcèlement par leurs pairs. Une évaluation psychologique a aussi été effectuée ».
Aude Rambaud remarque que « 36 adolescents se sont déclarés harcelés de façon chronique et présentaient, comme on pouvait s’y attendre, des niveaux de dépression, d’anxiété et d’hyperactivité plus élevés que les autres jeunes ».
« Mais les auteurs ont surtout constaté une modification de la trajectoire du développement cérébral chez ces victimes qui serait responsable d’anxiété généralisée. Alors que le putamen et le noyau caudé, deux régions impliquées dans la motivation, l’attention ou encore les émotions, diminuent naturellement de taille au cours de l’adolescence, la réduction est plus drastique chez les enfants harcelés. Et d’après le travail statistique, ce phénomène est la cause de l’anxiété généralisée observée à 19 ans », indique la journaliste.
Erin Burke Quinlan, premier auteur, précise : « Nous supposons que la diminution de taille de ces aires est accélérée sous l’effet du stress et que ces régions connaissent donc un développement un peu différent. En outre, ce phénomène est bien lié au harcèlement puisqu’il n’est pas retrouvé pour les autres événements stressants de la vie ou en cas de maltraitance, ni chez les adolescents fragiles sur le plan psychique mais non harcelés ».
Le Pr Antoine Pelissolo, chef du service de psychiatrie à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil), réagit : « Ces conclusions sont tout à fait crédibles du fait des méthodes mises en œuvre. Les analyses réalisées ici permettent bien d’aller dans le sens d’une causalité grâce aux mesures répétées dans le temps à la fois en imagerie et sur les critères psychopathologiques. Ce procédé permet de tester un modèle statistique de “pistes causales” qui montre que l’effet de la victimisation sur les troubles psychiques est bien médié par les changements cérébraux ».
Le spécialiste remarque toutefois que « ce travail ne tient pas compte de tout ce qui se passe avant l’âge de 14 ans et présente donc évidemment des biais. On sait que le cerveau est très plastique à l’adolescence et que des perturbations survenant à cette période peuvent avoir des effets très divers et probablement déterminants pour l’apparition de certaines pathologiques mentales ».
Aude Rambaud ajoute que « rien ne dit dans l’étude si ce phénomène est réversible avec le temps. En attendant, la prévention est le meilleur moyen de parer les risques psychiques associés au harcèlement dont 10% à 15% des enfants sont victimes au primaire et au collège et environ 5% au lycée, d’après l’enquête de climat scolaire et victimation pour l’année scolaire 2017-2018 ».

harcèlement, développementcérébral, adolescence

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