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Bruno PACCHIELE
Naturopathe spécialisé en Nutrition Fonctionnelle - Pathologies Intestinales - Troubles Digestifs - Gestion du PoidsGestion du Stress, Réflexologie, Praticien EFT, Sevrage addictions
Bruno PACCHIELE
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ARTICLES / TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX

LES IPP VOUS DÉTRAQUENT ? CONSEILS POUR EN SORTIR NATURELLEMENT

article de Bruno PACCHIELE, publié le 15 novembre 2022
6 minutes 130


De nombreuses études montrent que les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), utilisés pour bloquer l'acidité gastrique, entraineraient plusieurs effets néfastes quand ils sont pris au long cours. Pourtant, ils sont encore trop prescrits, souvent de façon injustifiée.

A cause de prescriptions massives, trop systématiques, parfois injustifiées et sur des durées trop longues, les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont désormais dans la ligne de mire de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) ainsi que de la Haute Autorité de Santé (HAS).

La plupart d'entre vous les connaissent sous le nom de Oméprazole (Mopral), ésoméprazole (Inexium), lansoprazole (Lanzor, Ogast), pantoprazole (Inipomp, Eupantol), rabéprazole (Pariet).

1 français sur 4 est concerné !

Utilisés pour réduire la sécrétion acide au niveau de l'estomac, ces médicaments sont indiqués dans la prise en charge du reflux gastro-oesophagien (RGO) et des ulcères gastro-duodénaux. 16 millions de patients, soit environ un quart des français, sont traités par IPP. Au cours des cinq dernières années, on a observé une augmentation importante du volume de consommation de ces produits. Or, plus de la moitié des usages ne serait pas justifiée. Bien qu'ils soient bien tolérés à court terme, le phénomène de rebond acide lié à l'arrêt du traitement (symptôme de sevrage) pose des difficultés au patient pour arrêter, le conduisant ainsi à une prise chronique qui, elle, l'expose à des effets indésirables parfois graves.

Bloquer l'acidité : une fausse bonne idée ?

Par définition, les IPP bloquent l'acidité de l'estomac, ce qui n'est pas sans conséquences, puisque celle-ci a plusieurs fonctions essentielles !

Mauvaise digestion des protéines

Le pH de notre estomac est très acide, lui permettant de modifier la conformation des protéines alimentaires, et d'assurer ainsi leur bonne digestion. L'acidité permet d'activer la pepsine, l'enzyme capable de découper les protéines en petits morceaux pour permettre l'assimilation de leurs constituants : les acides aminés. Si l'on bloque cette acidité, la digestion des protéines sera forcément impactée.

Attention aux carences en B12 !

L'absorption dans votre organisme de la vitamine B12 va, elle aussi, être impactée. Elle est pourtant indispensable au métabolisme et au fonctionnement de toutes nos cellules. Cette vitamine provient quasi exclusivement d'aliments d'origine animale. Une prise chronique d'IPP peut entrainer des déficits et des carences responsables d'effets indésirables, comme des anémies, des pathologies neuro-psychiatriques et autres atteintes cognitives.

Un risque augmenté de fractures

Mais cela ne s'arrête pas là. D'autres micronutriments seront moins bien absorbés par ce manque d'acidité, tels que le fer, le magnésium, ou encore le calcium. D'ailleurs, une dizaine d'études épidémiologiques mettent en évidence une augmentation du risque de fractures des hanches, du col du fémur, des vertèbres et des poignets, liées à la prise d'IPP au long cours. Pour autant, il n'existe à ce jour, aucune recommandation officielle sur la mise en place de dépistages de ces déficits, de manière à pouvoir agir en prévention par le biais de mesures nutritionnelles et de supplémentation adaptée et personnalisée.

Ils fragilisent votre système immunitaire

Cette acidité a aussi un rôle de défense. Elle nous protège du développement de nombreux micro-organismes et autres pathogènes. C'est pourquoi les IPP, à long terme, exposent les patients à des infections diverses (exemple : clostridium difficile, pneumopathies, listériose,…).

Alerte : Microbiote en danger

Votre microbiote intestinal peut également être altéré. Les IPP peuvent entrainer une dysbiose intestinale, c’est-à-dire un déséquilibre entre les bactéries bénéfiques et celles qui sont néfastes pour votre santé, pouvant aboutir à un SIBO (small intestinal bacterial overgrowth). En cas de SIBO, on observe une prolifération bactérienne anormale dans l'intestin grêle. Ces bactéries vont, entre autres, entrainer la fermentation des glucides et donner lieu à la formation de gaz.

L'augmentation de la quantité de bactéries dans l'intestin grêle (pullulation) peut aussi être à l'origine de lésions de la muqueuse de l'intestin grêle. Ce phénomène peut entrainer le phénomène de déconjugaison des sels biliaires, c’est-à-dire une limitation de leur réabsorption, et par conséquence de l'absorption des graisses.

Différentes malabsorptions, notamment des micronutriments solubles dans les graisses (par exemple, les vitamines A, D, E, K) peuvent être observées. On peut se rendre facilement compte de cette mauvaise digestion des graisses par la présence d'un symptôme classique : la stéatorrhée, c’est-à-dire des selles grasses et collantes.

De plus, des cas rares de néphrite interstitielle aigüe (inflammation de la région du rein) ont été rapportés sous IPP, et semblent surtout concerner les femmes de plus de 75 ans, le plus souvent avec polymédication et comorbidités.

Enfin, le risque relatif de développer une tumeur gastro-intestinale, a été mesuré chez des animaux, des études épidémiologiques montrant toutefois des résultats contradictoires. Le doute persiste.

Oui le sevrage est possible !


Si vous êtes sous IPP depuis longtemps, sachez qu'il est possible, avec l'accord de votre médecin, de vous en sevrer. Ce sevrage doit être très progressif et reposer sur une diminution de la posologie sur plusieurs semaines, jusqu'à atteindre l'arrêt total, sans rebond acide.

Pour vous accompagner, je peux vous proposer des solutions naturelles pour remédier aux éventuels désagréments pendant le sevrage.

La gelée d'Aloe Vera : elle est très intéressante, car elle joue un rôle protecteur, réparateur et cicatrisant de la muqueuse de l'œsophage (2 doses de 25 ml par jour, en phase d'attaque).

Le Neobianacid : un produit de laboratoire Aboca, est un incontournable. Ces comprimés naturels à croquer réunissent des complexes moléculaires de végétaux et minéraux à base d'ingrédients issus de l'agriculture biologique, parfaits pour un soulagement rapide. De plus, ils peuvent être utilisés sur le long terme, et même en association avec un traitement IPP. Prendre ce produit au moins 2 heures avant ou après la prise d'un médicament.

Les tisanes et infusions de souci, plantain, guimauve, réglisse, camomille, sont très apaisantes pour la muqueuse digestive. Elles sont donc les bienvenues au quotidien.

Enfin, si depuis le début de votre traitement par IPP, vous avez remarqué des difficultés pour digérer et que vous avez des gaz, vous pouvez avoir recours aux enzymes mycéliennes qui vont pallier l'insuffisance de digestion. Ces petits comprimés, à prendre au milieu du repas, vous soulageront le temps que vous puissiez arrêter votre IPP, en accord avec votre médecin.
© Bruno PACCHIELE
reproduction intégrale interdite, tout extrait doit citer mon site www.theraneo.com/bruno-pacchiele

Mots clés : estomac, acidité, reflux, oesophage, brulures

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