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Coline CORNEFERT
Kinésiologue, Praticien neuro-sensoriel PEACEkinésiologie, Nantes, kinésiolgue, Cornefert, stress, émotion, PEACE
Coline CORNEFERT
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LE RÔLE DE L’INCONSCIENT DANS L’ÉDUCATION : COMMENT MIEUX COMPRENDRE CE QUI SE PASSE EN NOUS ?
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publié le 12 mars 2019 7 min à lire 64 1
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Dans son livre “Il n’y a pas de parent parfait“, Isabelle Filliozat nous propose une enquête au cœur des passions contradictoires qui nous animent en tant que parents. Au delà des théories et des envies de faire “autrement”, il y a notre inconscient, marqué par nos blessures et notre histoire personnelle.

Isabelle Filliozat propose de découvrir les raisons qui nous poussent à agir comme nous le faisons afin de retrouver notre liberté d’action et de tendre vers l’éducation que nous voulons vraiment donner à nos enfants.

Voici 40 morceaux choisis extraits de “Il n’y a pas de parent parfait” qui nous aident à comprendre dans quelle mesure notre inconscient influence la manière dont nous élevons nos enfants et peut nous éloigner du modèle éducatif que nous avions en tête. La force de l’inconscient, des non dits, des secrets, des émotions refoulées, des rancoeurs, des douleurs inexprimées nous dépassent et activent des automatisme qui nous désarment. Quand nos émotions s’entremêlent, tout ce qui avait été passé sous silence avant d’être parent se met à hurler en nous.

L’inconscient dans nos attitudes parentales
"Le plus difficile et le plus passionnant à faire en tant que parent est d’accomplir notre propre plongée dans l’inconscient à la rencontre de nous même et de nos enfants.

Quand le parent ne comprend pas l’enjeu d’un comportement, il a tendance à le juger. Et comment en connaître l’enjeu quand on a été contraint de refouler ?
Si le parent n’a pas fait de retour sur son passé, s’il a encore des rages refoulées, il risque de mal vivre les émotions de son enfant. Surtout quand, en plus, cela se passe en public.

Nos mots sont soit ceux que nos parents ont prononcé à notre égard (ou peut-être d’autres personnes importantes, comme les frères, les soeurs), soit des mots dont nous nous sommes nous-mêmes affublés lorsque nous étions enfants parce que quelque chose dans notre environnement ne nous donnait pas l’autorisation de nous sentir fiers et importants.

Quand la communication devient difficile, quand les disputes éclatent trop souvent, il peut être utile de se poser la question : qu’est-ce qui se passait pour moi au même âge ?

Le manque d’intimité est un bon indice. Dès que nous n’arrivons plus à nous sentir proches de nos enfants, cela signifie qu’il se passe quelque chose en nous qui nous éloigne d’eux.

Le parent tape son fils pour lui apprendre à maîtriser un comportement qui n’est pas sous son contrôle. Ce serait clairement une meilleure idée d’aider l’enfant à ramener son comportement sous son contrôle, mais cela nécessiterait que le parent ait davantage maîtrise de lui même.

Accueillir les décharges émotionnelles de son bébé n’est pas facile. Tout parent a besoin de soutien pour y arriver, et aussi, quand c’est trop douloureux, de faire un retour sur son propre passé.

Le juste milieu, le juste dosage entre protection et liberté n’est pas simple à trouver tant il nécessite de réajustements au fur et à mesure de la croissance de l’enfant. Ces réajustements sont difficiles quand trop de blessures ou de frustrations ont ponctué notre propre enfance.

L’intensité de nos réactions peut nous mettre la puce à l’oreille.

L’introspection peut être douloureuse parfois, mais elle nous permettra de ne pas laisser l’éducation de nos enfants au pouvoir de notre inconscient. Car c’est lui qui tient les rênes dans la plupart des conflits qui nous opposent. Il nous dicte des paroles que nous aimerions n’avoir jamais prononcées, des actes dont nous ne sommes pas fiers, même si nous les justifions."



Les émotions

Les émotions des parents
"Toute colère réprimée contre qui que ce soit, conjoint, collègue, patron, belle mère ou voisin, a tendance à sortir sur l’enfant, tout simplement parce qu’il est de statut “inférieur” et dépendant de nous.

Nos émotions nous donnent le sentiment d’exister. Quand elles sont réprimées, on se sent vide de soi.

Quand on a pu pleurer, hurler et être entendu dans ses blessures, on se sent plein, on se sent soi, on se sent réparé et intégré.

Il n’est pas rare que, suite à une libération émotionnelle, une personne dise expérimenter des sensations inconnues d’elle auparavant, notamment celles qui accompagnent l’émotion d’amour.

Dire ses émotions, même les plus douloureuses, restaure le lien blessé. Le silence est plus blessant que la haine."

Les émotions des enfants
"Quand le parent ne saisit pas les motivations des comportements de ses enfants, il y réagit de manière forcément inappropriée, déclenchant chez eux de nouvelles émotions qui désarçonnent. L’autorité, la punition, le jugement tentent le parent, qui reprend ainsi le contrôle de la situation, mais bien sûr aggravent le problème et l’éloignent de plus en plus de ses enfants.

Les émotions sont des réactions physiologiques : lorsqu’elles ne peuvent être abouties, exprimées, elles laissent des traces physiologiques dans l’organisme. Très tôt, un enfant est susceptible d’incorporer des peurs sans pouvoir les nommer. Ces peurs resurgiront plus tard sous forme de symptômes que ses parents ne comprendront pas forcément."

Les causes de nos débordements
"Il y a toutes sortes de causes à nos débordement : la projection sur plus faible que soi d’émotions que nous n’osons exprimer à la personne concernée; les reflets, pour ne pas dire les relents, de notre histoire personnelle; des causes sociales et des causes physiques, de l’épuisement à la maladie en passant par les hormones.

Pour reprendre la maîtrise de nos comportements, nous devons d’abord identifier ce qui les motive. Qu’est-ce qui déclenche réellement l’intensité de nos fureurs et parfois ces impulsions de violence que nous regrettons ensuite ? Que cachent ces mots si durs que nous n’oserions dire à personne d’autre que nos enfants ?"



La violence
"Les parents les plus irritables, déprimés, fatigués et stressés sont les plus grands utilisateurs de punitions corporelles : l’enfant est donc puni en fonction de ce dont souffrent ses parents et non pas en fonction de ce qu’il fait ou ne fait pas.

C’est une impulsion de violence que nous pouvons apprendre à maîtriser.

Pour sortir de ce cercle vicieux, la clé est à l’intérieur du parent. Aucun enfant n’est rebelle ou ne s’oppose à ses parents par plaisir. S’il le fait, c’est que c’est la seule solution qu’il ait trouvée pour répondre à ses besoins.

A l’instant où l’on tape, on est envahi par une impulsion de destruction, de prise de pouvoir, d’asservissement de l’autre. Ça défoule peut-être, mais , en réalité, frapper sert le refoulement des émotions véritables."

Le pouvoir
"Quand une personne se sent trop impuissante, quand il y a trop de “je ne peux pas” dans sa vie, elle peut être tentée de faire usage de la force pour contraindre autrui. Le constat de son pouvoir sur l’autre, fût-il son enfant, lui redonne une illusion de puissance. En manque de “pouvoir de”, nous avons tendance à abuser de notre “pouvoir sur” pour tenter de restaurer un tant soit peu notre image.

Plus le parent manque de puissance personnelle, plus il va chercher le pouvoir sur son enfant et se montrer autoritaire.

Le “pouvoir sur” est à l’origine de la violence. Il est souvent issu de la difficulté à éprouver son “pouvoir de”.

Plus le sentiment d’identité est enracinée dans notre corps, plus il est facile de tolérer l’opposition… et moins il y en aura. Puisque l’enfant aura moins besoin de se défendre."

Les besoins des enfants
"Chaque fois que nous avons le sentiment que l’enfant cherche à exercer du pouvoir sur nous, prenons le temps de raisonner en termes de besoins.

Nos tout-petits sont davantage à se demander “comment ça marche, la vie ?” que “je veux embêter maman”.

Un enfant en difficulté a davantage besoin d’aide et d’accompagnement que d’injonction à cesser ou à changer, de menaces ou de contraintes.

Un enfant modifie le quotidien. Le temps est rythmé par ses besoins. Il s’agit pour le parent d’y trouver sa liberté, parce qu’amour rime avec liberté, pas avec prison. S’il se sent prisonnier de son enfant, le parent ne peut guère qu’en concevoir de la rancoeur envers lui."

L’écoute
"La pression à être un bon parent rend difficile l’écoute des sentiments de l’enfant.

Si l’enfant peut parler, s’exprimer, dire ce qu’il éprouve et ce qu’il se dit dans sa tête… sans être jugé ni muselé, il reprendra confiance et pourra peut-être se sentir suffisamment en sécurité pour oser parler. Les enfants ont bien plus de ressources que nous imaginons, pour peu que nous leur permettions de les développer."



L’amour
"L’émotion d’amour surgit quand on se confie de coeur à coeur.

Dès que les conditions de sécurité, d’authenticité et d’intimité sont réunies, l’émotion d’amour s’épanouit. Mais quand les conditions ne sont pas réunies, vraiment, aimer n’est pas si simple !

Il est toujours temps de réduire la distance entre soi et son enfant, de restaurer l’intimité par une communication authentique, avec soi-même d’abord, puis avec le bébé ou l’enfant.

Guérir notre propre histoire nous aide non seulement à aimer nos enfants, mais leur rend la liberté d’être eux-mêmes."

Les réparations
"On peut toujours réparer l’injustice, à condition de la regarder en face.

Comment réparer nos erreurs ? Pour mieux écouter et accompagner nos enfants, nous avons d’abord à accomplir un chemin vers nous même."

Pour aller plus loin, je vous recommande la lecture du livre "Il n’y a pas de parent parfait" d’Isabelle Filliozat.

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