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Jean-Philippe ERBIN
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LITTÉRATURE SAUVE
CREUX ET VOLUME
publié le 22 mars 2020 6 min à lire 60 4

en creux

Si nous voulions imaginer dans son volume la matière et profondeur d’un corps, ou un objet considérable, ou un monde, que serait une prospection en creux dans ce volume ? que révèlerait un voyage intérieur qui creuserait son seul espace creux dans ce volume ?

Nous voulons croire que peu à peu, animant par défaut les proportions de ce volume dans un creusement interne, dans une forme de récurrence, il mettrait précisément en évidence, en perspective, les proportions et jeux de proportions de ce corps, de cet objet considérable, de ce monde.

Fuyant dans une intériorité de la chose, il n’aurait pour objet conquérant que ce volume en lequel il creuse, non sans le risque pourtant d’altérer le corps, l’objet ou le monde en lequel il s’investit, dans la mesure partielle de son tracé intérieur propre, et la relativité à ce qui le cerne dans ce volume, et ce qui au-delà dans ce volume inter-agit avec ces lignes creusées.

Mais d’une façon idéale, éludant un instant ces considérations cliniques (la relativité entre l’objet et le sujet étant aussi une donnée des physiques contemporaines - quantiques), une retraite, un creux, une fuite intérieure, un creusement dans un volume, ne pourrait avoir pour correspondance que la mise en évidence et perspective des proportions de ce volume, dont les seules conditions propres, ses conditions d’état, deviennent alors en contreplan des conditions exprimées, déployées, hors du creux creusé dans l’intime, bien de sa récurrence ainsi.

Peut-on y voir l’expression du retrait, de la quiétude, voire de l’attentisme spirituel qui, ne faisant rien, investit les contextes, et exprime alors en déploiement ce qui autrement ne serait qu’en l’état, ne serait qu’inertie propre ? Est-ce le terme normal et courant d’une permanente résurrection ?

l’art des surfaces

A cela nous pourrions opposer l’art des surfaces, comme antithèse de ce creux investi, l’art des surfaces serait celui du monde des choses, l’univers du seul constat, et du descriptif.

Certaines spiritualités orientales, et peut-être est-ce la singularité de l’Orient, investissent ces seuls reflets et renvois de surfaces comme un potentiel extatique, un potentiel d’élévation, de raffinement, un potentiel de clarté.

Le lumineux, le miroité, y seraient sûrement des notions mères.

Nos cultures religieuses occidentales, ou d’autres encore d’autres continents, elles plus des profondeurs, des recouvrements, plus ténébreuses aussi, semblent plus des cultures du creux creusé dans le volume, bien que peut-être il en soit de même en Orient, ou le reflet des surfaces, dans un certain drame permanent de la vie, ne peut être encore qu’une récurrence, et là aussi un voyage dans les volumes de vie ainsi.

Mais l’art des surfaces, renvois, reflets, est aussi l’art du descriptif, et en cela la première donnée des sciences, d’une connaissance littérale en deçà et au-delà de la pensée magique.

Imaginons alors un instant notre observateur des surfaces, tel un mineur dans les profondeurs, plongeant dans l’œuvre du creux au sein des volumes - volumes de corps, d’objet, de monde, que fait-il de son talent ?

Il transcrit, répertorie, lie, interprète éventuellement ces multitudes de surfaces qui se révèlent dans sa fuite dans l’intériorité, au lieu de connaître par la seule emphase la puissance du volume au sein duquel il creuse.

De même, distinguant ainsi des surfaces à différents niveaux d’appréhension, il décrit alors, relate, intègre, dans sa maîtrise, différents niveaux, différentes couches, distinctes les unes des autres, et qui à un niveau descriptif, sont des cohérences scindées.

l’industrie à terme

Nous sommes ici dans les ateliers de la pratique scientifique dont un écrivain français, Michel Rio, disait il y a 35 ans qu’ils ressemblaient au parcours d’un homme cheminant dans la nuit avec une lanterne face aux choses, alors que la lumière du jour réduit cet homme à néant.

Imaginons maintenant que de cet art des surfaces, des descriptifs, des énumérations, et de leurs rapports, nous faisions la minutie toujours croissante d’un labeur, d’une industrie, cours continu d’un chantier sur toute surface de découverte, sur tout lieu de découverte, impliquant tous ces niveaux distingués et scindés les uns des autres, éludant la seule expression, la puissance, des pleines proportions du volume, que le creusement œuvré prend désormais pour objet.

D’abord, sûrement comprendre que l’imminence de l’infraction, de la souffrance voire de la mort se trouve là, nous investirions une intériorité à la mesure de notre déni des puissances et proportions, comme seuls arrêts de surface, nous façonnerions un espace intérieur, tant constitué que constituant, comme d’infinies industries en leurs lieux, au lieu de n’être au mieux qu’une retraite, un creux sans conséquence, comme cela peut être le cas d’une spiritualité.

Finalement, nous reprenons le même chemin, creusant un creux dans ce volume au sein duquel nous allons, mais cette fois au lieu d’y découvrir en contreplan l’expression et la puissance de la vie, nous y arrêtons nos arrêts, puis y façonnons nos objets.

terme et respiration

Ceci est un espace d’expiration, d’altération et déchets, c’est sûrement le lieu conséquent à un métabolisme.

Le trajet entièrement recouvré, de l’esquisse des profondeurs, de la maîtrise des surfaces et contours, au travail intérieur et ses déchets obligés, est un espace d’inspiration et d’expiration.

Ne reste à ce terme qu’un terme, et la possibilité de reprendre son souffle, ré-investir le volume, d’une inspiration qui déprend toute structure ou analyse, car se constituant chaque fois en deçà.

Nous pouvons peut-être constater alors un recours à l’altérité, comme inspir, plongeant peu à peu dans l’altération et le déchet comme expir.

altérité en miroir

Victor Segalen, précurseur de l’ethnologie, parlait de l’exotisme non pas comme l’exercice de découvrir l’autre, comme on fait un inventaire ou va éventuellement au cirque, mais comme la possibilité et la merveille de se redécouvrir soi, comme si soi-même était tout autre, dans tous ses acquis, face à l’image si forte, si dé-structurante, de l’altérité la plus exotique.

On pourrait presque croire que toute l’époque contemporaine est le contrecoup de l’irruption de la vue exotique lors des grands voyages de conquête de l’époque moderne ; de même nos prétentions de révolutions sociales depuis deux siècles et demi ne seraient que le contrecoup, l’inflexion interne, le miroir concave, des grandes colonisations sur les peuples et terres inconnus.

Ainsi l’altérité, comme la nourriture qui nous est la plus courante, nous mettrait en creux de nous-mêmes, des corps, des objets, du monde, elle serait comme une rencontre toujours inattendue face à laquelle nous chasserions dans une fuite de l’intériorité, creusant un creux, comme un inspir profond, jusqu’à rencontrer le soupçon des choses et l’art des surfaces, et de leur description et leur calcul, façonnant alors une sorte d’intériorité industrielle, avec ses déjections, comme un métabolisme, figurant un expir tout aussi puissant que l’inspir.

L’intérêt d’une respiration est toujours qu’elle puisse se reprendre chaque fois, réguler chaque fois son aller et son retour, l’intérêt d’une respiration n’est jamais dans un acquis concret ou une mise à nu, mais dans le recouvrement chaque fois d’une des phases par l’autre, de l’inspir par l’expir, et de l’expir par l’inspir.

Le déroulement de cette réflexion est à cette image, il doit être roulé comme une vague dans l’océan, comme un souffle dans un corps, déferlant, puis refluant, refluant puis déferlant.
© Jean-Philippe ERBIN
reproduction interdite sans mon accord, tout extrait doit citer mon site www.theraneo.com/jean-philippe-erbin
Mots clés : littérature, philosophie, spiritualité, énergétique, pratique
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