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Laurence GLUZA
Naturopathie - Dien Chan, multiréflexologie faciale - Access Bars - Massage détente épaules, nuque, crâne et visagenaturopathe, réflexologue
Laurence GLUZA
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LA LUMINOTHÉRAPIE, UNE OPTION INTÉRESSANTE POUR L' HIVER
LUMINOTHÉRAPIE : INDICATIONS PRINCIPALES, EFFETS SECONDAIRES ET CONTRE-INDICATIONS (2)
publié le 8 janvier 2020 9 min à lire 132
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INDICATIONS PRINCIPALES


Dépression saisonnière

La principale application de la luminothérapie, et également celle qui est le mieux documentée scientifiquement, concerne la dépression saisonnière. Ce syndrome apparaît à l’approche de l’hiver, à mesure que diminue la clarté extérieure, et a un effet néfaste sur l’horloge biologique interne de certaines personnes.

La dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier, est une dépression liée au manque de lumière naturelle qui survient au même moment chaque année, en automne ou en hiver, pendant au moins 2 années consécutives, et qui dure jusqu’au printemps suivant.
L’origine de ce syndrome demeure inconnue. La luminothérapie est un traitement médical reconnu pour combattre la dépression saisonnière.

La dépression saisonnière se caractérise par des symptômes dits « atypiques » puisqu’ils sont différents de ceux d’une dépression standard. Ainsi, la personne a davantage le goût de manger (féculents et sucre) et de dormir. Une baisse d’énergie et des symptômes cognitifs (culpabilité, dévalorisation, etc.) et une perte d’intérêt pour les activités antérieures peuvent également être présents. Habituellement, les gens présentent ces symptômes dès le mois d’août et ce, jusqu’au mois d’avril. Lorsque ces symptômes affectent significativement les activités quotidiennes de la personne, au point de ne plus aller travailler par exemple, on parlera de dépression saisonnière hivernale, qui touche environ 3 % de la population.

Si les symptômes sont plus modérés, on parlera alors de « déprime hivernale » ou de « blues de l’hiver », qui affecte environ 20 % de la population (Lavoie, M-P, Du soleil plein la tête : Démystifier le trouble affectif saisonnier et ses traitements. Édition Quebecor, 2009).
Les femmes seraient plus touchées que les hommes.

Selon des médecins américains, la lumière constitue un traitement de premier choix pour soigner ce type d’affection et présente l’avantage d’éviter les effets secondaires des médicaments. (Dr Norman E. Rosenthal et Gérard Pons : « Soif de lumière » Jouvence éditions)
Des cures de lumière dès le début de l'automne pourraient ainsi chasser le coup de blues avant qu'il ne vienne noircir vos pensées.

Travail de nuit ou travail de « pauses »

Pour un travail de nuit, la luminothérapie est utilisée au moment qui correspond au début de la journée de travail. Une deuxième exposition à la lumière est préconisée vers 1h. du matin (moment du « coup de pompe ») et en fin de travail, la personne évitera la lumière du matin afin de mieux dormir durant la journée.

Pour un travail de « pauses », il faut qu’il n’y ait pas de changement d’horaires sur une durée de minimum 7 jours. À ce moment-là, il faudra adapter chaque changement d’horaire de travail en se basant sur les traitements de luminothérapie préconisés dans le décalage horaire (changement de fuseau horaire lors de voyage aérien).

Troubles du sommeil


La luminothérapie permet de remettre à l’heure l’horloge interne du patient qui présente des décalages de phases ou des insomnies.

Avance de phase du sommeil : le patient s’endort tôt (17 heures p. ex.) et se réveille tôt (p. ex. 3 heures du matin). Une séance de luminothérapie vers 17 heures retardera la phase de sommeil vers la nuit.

Retard de phase de sommeil : le patient s’endort tard et se réveille tard. Une séance matinale de luminothérapie recalera la phase de sommeil vers la nuit.

« Mauvais sommeil » : une séance matinale de luminothérapie améliorera le sommeil du patient tout en évitant les effets secondaires des hypnotiques (somnolence matinale, diminution de la mémoire et décapitation des phases III et IV du sommeil (phases de récupération), diminution de la libido, risques d’accoutumance et de dépendance).

La luminothérapie a été citée comme une des meilleures thérapies non médicamenteuses de l’insomnie.

Voyage aérien : décalage horaire ou jetlag

Lorsqu’une personne voyage en « sautant » des fuseaux horaires, elle ressent un état de fatigue ou d’éveil à un mauvais moment de la journée. Pour se remettre en phase avec le nouvel horaire du pays dans lequel on va, nous avons besoin d’un jour de « réadaptation » par fuseau horaire « sauté » .

À titre d’exemple, un voyage Benelux ? États-Unis engendre un décalage de 6 heures par rapport à l’horaire de départ. Un individu normal aurait besoin normalement de 6 jours de « réadaptation » au nouvel horaire mais, grâce à la luminothérapie, 1 à 2 jours lui suffiront. Chaque voyage devra être analysé individuellement et certaines méthodes de calcul permettent d’établir des traitements de luminothérapie différents selon le nombre de fuseaux horaires « sautés ».

Pour préparer votre voyage vers l’est :
Deux jours avant votre départ, réveillez-vous 2 h. plus tôt chaque jour et faites une séance de luminothérapie le matin au lever pendant 1/2 h.
Pour préparer votre voyage vers l’ouest :
Les deux jours qui précèdent votre voyage, vous pouvez faire une séance de luminothérapie (½ h.) le soir, 2h. plus tard chaque jour.

Syndrome de fatigue chronique

Pour le médecin, le diagnostic n’est pas aisé et ce type d’état du patient est très controversé. Cette fatigue intense peut « cacher » bon nombre de problèmes : dépression, fibromyalgie, mononucléose infectieuse…
De manière générale, la luminothérapie, par son action régulatrice sur le rythme circadien (+/-24h.), aura une action bénéfique sur la fatigue de la personne. Certains individus ont été soulagés de cet état de fatigue anormal par une simple exposition matinale à la lumière.

États dépressifs avant et après accouchement

Une femme sur dix environ présente un état dépressif pendant sa grossesse. Pendant la période de gestation, le médecin évite autant que possible l’utilisation de médicaments (effets tératogènes, effets abortifs…).
Un grand nombre de patientes présenteront un état dépressif après l’accouchement (baby blues).
Des séances de luminothérapie commencées pendant la grossesse et poursuivies après l’accouchement amélioreront l’état dépressif ante- et post-partum.

Syndrome prémenstruel


Le syndrome prémenstruel est un désordre applicable aux jours précédant les menstruations chez certaines femmes. Il est caractérisé par une prise de poids notable due à une rétention hydrosaline excessive, par un gonflement douloureux des seins, des maux de tête, les jambes lourdes, des éruptions cutanées ou d’herpès et par des troubles du comportement : nervosité, anxiété, émotivité, dépression…
Cet état est dû à un déséquilibre du rapport sérotonine / mélatonine. La lumière peut rétablir cet équilibre.
On préconisera une simple luminothérapie quelques jours avant l’apparition habituelle de ces symptômes.

Fatigue dans la sclérose en plaques et dans la maladie de Parkinson

Une séance de luminothérapie matinale peut améliorer les états de fatigue intenses que connaissent les personnes atteintes de sclérose en plaques ou de la maladie de Parkinson.

Personnes âgées et démence sénile

Les personnes âgées présentent souvent des avances de phase du sommeil : la personne s’endort tôt et se réveille tôt.
Une exposition à la lumière vers 17h. retardera l’apparition du sommeil et décalera ainsi la phase de sommeil vers la nuit. Le personnel soignant est peu nombreux pendant la nuit, ce qui augmente les risques d’accident des personnes âgées qui se relèvent la nuit sans surveillance.
N’oublions pas que beaucoup d’hypnotiques présentent de nombreux effets secondaires notamment des effets négatifs sur la mémoire, sur l’équilibre, ils diminuent la vigilance, ils provoquent des effets de sédation nocturne mais aussi diurne, ils ont un effet dépressif et provoquent une dépendance et une accoutumance.
La luminothérapie ne présente pas ces inconvénients et est certainement très bien placée pour remplacer ou, en tout cas, diminuer les hypnotiques.

Perturbation des cycles sommeil-éveil dans la maladie d’Alzheimer

Ces états sont dus à une dégénérescence des cellules de l’horloge biologique à cause de la maladie.
En début de maladie, lorsque l’horloge biologique est encore active, on peut espérer améliorer l’état général du patient en l’exposant à une séance matinale de luminothérapie. (La lumière améliore la synchronisation des rythmes biologiques).

Boulimie – anorexie – prise de poids

Les états compulsifs alimentaires tels que la boulimie et l’anorexie peuvent être améliorés par une séance matinale de luminothérapie.
Une étude parue dans le Int. Journ. of eat disorders (janvier 2003 vol 33;76-77) propose une « aide » thérapeutique au moyen de la luminothérapie à toutes les adolescentes atteintes d’anorexie.
Dans les prises de poids, la luminothérapie pourra venir en aide dans le sens où elle diminue les appétences pour le sucre. Ces compulsions alimentaires sont plus souvent présentes au début de l’automne et pendant toute la période automne – hiver.
Cet attrait pour le sucre est dû à un manque de sérotonine. En mangeant du sucre, l’augmentation du taux d’insuline permet un passage plus aisé du tryptophane (précurseur de la sérotonine) au niveau de la barrière hémato-encéphalique. Ce réflexe peut être compris comme un réflexe de régulation interne.


EFFETS SECONDAIRES


Dans l’état de l’art actuel, il n’existe que très peu d’effets secondaires. Les appareils de luminothérapie étant dépourvus d’infrarouges et d’ultraviolets, l’exposition à la lumière d’une lampe ou de lunettes n’entraîne aucun désagrément majeur.
Toutefois, si dans les premiers jours du traitement, vous ressentez des maux de tête, une fatigue oculaire ou des nausées, il vous suffit de raccourcir la durée du traitement dans un premier temps (10 minutes par jour) et de l’augmenter graduellement chaque jour jusqu’à la durée préconisée.
Se référer au schéma de la durée d'exposition en fonction de la puissance de la lampe de l'article précédent intitulé : "Luminothérapie et horloge biologique (1)"
Ces effets indésirables restent ponctuels et disparaissent après quelques jours de pratique. Si les symptômes persistent, veuillez en faire part à votre médecin.
Pensez également à utiliser votre dispositif de luminothérapie dans un environnement éclairé par une autre source lumineuse. Il est complémentaire à un éclairage standard.


CONTRE-INDICATIONS


La luminothérapie est sans danger si on utilise une lampe avec un agrément médical.* Néanmoins, la consultation préalable du médecin traitant, d´un ophtalmologiste ou d’un psychiatre est néanmoins nécessaire dans les cas suivants si :
- vous souffrez d’une pathologie ophtalmologique (cataracte, glaucome, dégénérescence maculaire, glaucome,rétinite pigmentaire,...)
- vous souffrez d’une maladie psychique (paranoïa, schizophrénie,…)
- vous suivez un traitement avec des médicaments psychotropes ou photosensibilisants
- vous êtes hyper sensible à la lumière
Ces contre-indications peuvent toutefois être contournées par certains ajustements au niveau du traitement, mais toujours sous la surveillance du professionnel de santé.

* Des informations sur le matériel de luminothérapie dans le prochain article :
"Comment pratique-t-on la luminothérapie ? (3) "
© Je ne suis pas l'auteur de cet article, voir source
Mots clés : luminothérapie, dépression, déprime, sommeil, fatigue
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