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Lise AUPERT
Activatrice de bien-être, Praticienne de Shiatsu, massothérapeute, énergéticiennemasseur, énergie
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Lise AUPERT
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ARTICLES > PARTENARIAT PRATICIEN-RECEVEUR
CYCLE OPTIMISER LA RELATION PRATICIEN-RECEVEUR : RÔLES ET INTERACTIONS POUR UN PARTENARIAT EFFICACE - PARTIE I
article de Lise AUPERT, publié le 27 mars 2020 5 min à lire 253 3



Comment qualifier les personnes qui viennent nous consulter lorsque l’on est praticien dans le domaine des médecines alternatives ?

Le débat est en effet souvent de mise concernant la terminologie entre deux noms : si par définition le patient est le « malade qui consulte », le client est quant à lui une « personne qui requiert des services moyennant rétribution ». Mais au-delà des définitions, les connotations sont primordiales car chaque terme peut résonner de manière différente dans l’acception commune : ainsi le patient renverra au médecin (docteur en médecine), et le client à un aspect commercial parfois péjoratif (notion de profit).

Or donner un nom à quelqu’un c’est confirmer son existence, lui donner une place, lui attribuer un rôle. Il est donc primordial de se demander quelle place doit occuper le receveur dans le soin pour déterminer comment le nommer. Par conséquent, la terminologie pourra varier d’un praticien à l’autre selon sa manière de travailler, et implicitement le nom qu’il utilisera déterminera de lui-même les personnes qui viendront le consulter en fonction de leurs propres attentes.

Me concernant, je considère que le demandeur doit être impliqué dans le soin, qu’il doit en être acteur. En effet le thérapeute prend soin et s’attache à mettre dans les meilleures conditions possibles afin que le vivant agisse, puis c’est le demandeur qui est acteur de son processus de guérison *. Nous connaissons d’ailleurs tous des cas où une maladie n’a pas eu les mêmes conséquences chez deux personnes différentes. Cela est évidemment dû pour partie à leur constitution respective (aspect physique), mais également à leur faculté à combattre la maladie (aspect mental).

Puisqu’elles sont participantes de leur retour à la bonne santé, comment pourraient-elles alors être patientes, c’est-à-dire en situation d’attente, de passivité ?

Je qualifie quant à moi les personnes qui me consultent de receveurs ou mieux de partenaires. Il y a là non seulement une notion d’échanges (don-réception), mais encore de responsabilité de chacun (nous travaillons ensemble : je ne travaille pas sur/pour quelqu’un mais bien avec).

*Source : Le corps n’oublie rien, Bessel Van der Kolk

Dans ce cycle d’articles à thématique unique, je vous propose donc de commencer par aborder l’importance de l’investissement du bénéficiaire dans le partenariat praticien-receveur.

I) Implication du receveur

Elle est primordiale et passe par des actions simples :

1) La démarche de la prise de rendez-vous

Elle prépare le corps et l’esprit à recevoir le soin : efficacité du soin par l’adhésion (acceptation → assimilation → efficacité). C’est ce qu’il faut entendre lorsque l’on vous dit qu’il faut y croire pour que cela fonctionne.

Ainsi, confrères et consœurs praticiens-thérapeutes, il est inutile de faire du forcing face à des personnes non « convaincues » par votre pratique : c’est une dépense vaine d’énergie puisque le soin dispensé n’aura pas d’efficacité sur elles, pire vous pourrez les avoir braquées, les fermer davantage aux médecines alternatives… Qui sait si elles y reviendront un jour ! Même si cela part d’une bonne intention, il ne faut jamais insister, simplement poser l’option et la laisser germer. A son rythme, le demandeur apprivoisera l’idée et se l’appropriera. Alors seulement il sera prêt à recevoir et assimiler un soin, de son fait, et pas si vous en avez décidé à sa place.

2) Le déplacement du demandeur au cabinet

Le fait de se mettre en mouvement dans le but de recevoir un soin génère une force active qui engage dans la démarche de guérison.

Le soin est pris au sérieux par notre inconscient lorsqu’il y a un vrai temps qui lui est consacré (durée du trajet aller-retour ainsi que de la séance elle-même), et lorsque l’environnement professionnel inspire la confiance dans les compétences du praticien.

De plus le fait d’être dans un lieu dédié force la concentration et le lâcher-prise (a contrario du domicile avec ses mémoires et distractions).

Ainsi il est essentiel en tant que praticien de soigner sa tenue comme l’aménagement de son cabinet pour gagner la confiance du receveur.

3) L’appréhension du soin avant, pendant et après celui-ci

a) Avant :

Premier contact avec le thérapeute afin de se renseigner sur sa pratique et sur lui-même (conviennent-ils tous deux au demandeur ?).

→ Apprivoisement, préparation à l’acceptation du soin.

b) Pendant :

- Donner des clés au praticien pour que celui-ci sache sur quoi travailler (ne pas attendre de pouvoirs magiques de sa part mais plutôt optimiser le temps dédié à soi-même). Cela permet de personnaliser le soin sans passer par une phase de découverte mutuelle totale.
Un bon praticien travaillera en priorité sur ce qui est primordial pour son receveur ; de la qualité de son écoute dépendront donc la qualité de ses soins.

- Communiquer sur ses ressentis pour ajuster le soin et s’exprimer. La libération de la parole permet de prendre conscience du sentiment du moi intérieur qui s’engage.

→ Appropriation de la séance grâce à la prise de pouvoir du bénéficiaire sur son soin.

c) Après :

- Demander des conseils pour assimiler au mieux le soin.

- Faire un retour a posteriori sur d’éventuels effets secondaires (positifs ou négatifs) afin d’être rassuré si besoin, et de permettre au praticien d’appréhender les effets possibles de sa pratique.

→ Engagement par le partage. Un travail d’équipe se met en place avec une stratégie de traitement qui colle au plus près des besoins du partenaire receveur.

Le respect de ces étapes lors de la première séance permet au bénéficiaire de lâcher-prise sur le travail effectué qui suit alors son cours. Les soins ultérieurs pourront être reçus en toute confiance.

4) La rétribution du soin

Il est indispensable que la consultation soit à caractère payant pour que le receveur s’engage. Ici le terme d’«investissement » prend tout son sens, que ce soit pécuniaire comme personnel car le paiement engagé est véritablement une garantie d’implication.

De surcroît, si tarifer un service est un gage d’investissement pour le demandeur, c’est également une source de motivation non négligeable pour le thérapeute.

Il convient ici d’engager une réflexion sur l’aspect payant des soins, ces derniers garantissant le caractère professionnel de l’échange.

A suivre Partie II : De la nécessité de facturer ses services


© Lise AUPERT
reproduction intégrale interdite, tout extrait doit citer mon site www.theraneo.com/naturalise-shiatsu
Mots clés : optimiser, relation, praticien, thérapeute, partenariat, efficacité
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