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KUNDALINI : LE YOGA DU FEU
Michel COQUET
éditions Dervy



Peu de sujets de nature ésotérique ont autant suscité l'intérêt et la curiosité, et enflammé l'imagination, que ce feu sacré connu des yogis sous le nom de Kundalinî. Ce feu divin, véritable force électrique pour certains ou feu pranique pour d'autres, est une puissance potentielle lovée à la base de l'épine dorsale de tout être humain. En s'éveillant, cette puissance féminine s'élève et ouvre les chakras du corps vital, conférant au yogi certains pouvoirs ou charismes. Puis, une fois parvenue au sommet du crâne, elle fusionne avec la conscience divine, apportant l'extase et la libération du cycle de vie et de mort.
Voilé sous le couvert de la symbolique tantrique, le kundalinî yoga peut tout aussi bien être la baguette magique de la résurrection que le plus terrible des feux destructeurs. Grâce à certaines clefs, l'auteur s'est efforcé de dégager des voiles et des allégories, les lois et les connaissances de ce feu mystérieux. Ce traité n'est pas une méthode mais une approche théorique de la nature de ce feu, de sa manière de s'élever, des dangers et des bienfaits de son éveil.
Un pan du mystère qui entourait cette connaissance millénaire est désormais accessible, elle n'en demeure pas moins l'objet d'une prudente technique spirituelle ne pouvant être transmise que par l'initiation, la connaissance intellectuelle n'étant qu'un simple, mais utile, préliminaire.

Michel COQUET a réalisé de nombreux voyages à travers le monde qui lui ont permis de faire la part entre le mythe et la réalité dans le domaine de la spiritualité. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Histoire des peuples et des civilisations, de la création jusqu'à nos jours (éditions Nouvelles Réalités, 2002) ; La Vie de Jésus démystifiée (éditions Nouvelles Réalités, 2003) ; Shingon, le Bouddhisme tantrique japonais (édition Guy Trédaniel, 2004). Enfin Les Maîtres, du mythe à la réalité et Le Troisième Œil, en 2007 et 2008 aux éditions Alphée.




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EXTRAIT DU LIVRE



Introduction
Chapitre I
Choisir son yoga
Kundalinî, active et passive
DIEU - Un en essence, triple en manifestation
Constitution triadique de l'homme
Trois soleils en un
Le triple feu dans l'univers et dans l'homme
Le feu électrique (1er Logos)
Le feu solaire (2e Logos)
Le feu par friction (3e Logos)
L'Espace akashique
Le feu par friction dans l'homme

Chapitre II
Le cerveau et les centres
Les systèmes nerveux
Prâna, l'énergie de la vie
Le Soleil comme source du prâna
Le prâna planétaire
L'importance du prâna sur le manas
L'homme en tant que feu
Le souffle comme support du prâna
Les seigneurs du feu
Groupe B des Agnichaïtans
Groupe C des Agnichaïtans
Le chakra prânique
L'entrée du prâna à la naissance
Le prâna dans l'organisme
Détails des cinq prânas
Prâna et apana
Description des prânas secondaires

Chapitre III
Le corps éthérique
Corps éthérique et maladie
Danger pour le corps éthérique
Désordres organiques
Désordres statiques
Le réseau des nadis
Les trois nadis majeurs
Ida nadi
Pingala nadi
Sushumna nadi
Le triple canal de la sushumna
Les chakras
Généralités sur les chakras
Constitution d'un chakra
Mise en garde
Disques éthériques protecteurs
L'éveil des chakras
Neuf moyens pour éveiller les chakras
Le sri Yantra
Gayatri, la prière solaire
Le processus de transfert
Muladhara chakra
La symbolique du chakra muladhara
Kundalinî le souffle de Dieu
Nature de la Kundalinî

Chapitre IV
Définition du mental ou manas
Le corps causal (karana sharira)
Définition du corps causal
Les atomes permanents
Le chakra du corps causal ou lotus de l'âme à douze pétales
Éveil progressif des âmes humaines
Premier stade du mélange des feux
Les âmes manasiques
L'importance de la sexualité
Le centre laryngé

Chapitre V
Première fusion des feux
La première initiation (naissance du Christ)
Les âmes spirituellement orientées
Le centre cardiaque
Deuxième fusion des feux
La deuxième initiation (baptême)
Disciples jusqu'à la transfiguration
Le centre frontal (ajna chakra)
La troisième initiation (transfiguration)

Chapitre VI
L'élévation du prâna-Kundalinî
L'élévation de la Kundalinî-shakti
Les obstacles
Les effets de l'élévation du feu
Se préparer au Kundalinî yoga
La sexualité dans l'expérience tantrique
Le centre coronal ou sahasrara chakra
L'homme initié
La crucifixion libératrice
Processus occulte de la libération
L'état de libéré ou jivanmukti

Bibliographie




Choisir son yoga

Il est bien connu qu'en Inde il existe autant de voies que de disciples, et que de nos jours, il existe autant d'instructeurs que d'aspirants. Ceux qui aujourd'hui se revêtent du rôle de guru, ont rarement la maîtrise et la sagesse voulues pour suivre un disciple avancé sur le sentier brûlant et dangereux du Kundalinî yoga. La plupart de ces instructeurs insistent et prétendent que le système qu'ils ont choisi est le seul valable, qu'il s'agisse de hatha, de tantra, de raja, de laya ou de bhakti yoga. Un maître authentique n'agit pas de cette manière ! Sa conscience est inclusive et il utilise en synthèse l'ensemble des branches du yoga unique, les adaptant pour chacun de ses disciples, car toutes ces voies sont bonnes dès lors qu'elles sont correctement suivies.

En règle générale, l'existence dans la forme au cours de milliers d'incarnations nous amènera naturellement un jour au portail de l'état d'aspirant. Mais lorsqu'il sera temps d'entrer sur le sentier du disciple vers la libération, par le processus accéléré de l'« initiation », il sera indispensable de suivre une technique traditionnelle reconnue, qu'elle soit appelée yoga ou d'un nom différent dans une autre religion.

Selon ses tendances héritées d'existences passées, selon son degré d'éveil et selon son karma, un individu choisira telle ou telle branche spécifique de yoga, en imaginant que les autres sont moins utiles ou moins efficaces que la sienne. Cela a donné naissance à des critiques et à des prétentions de valeur entre les écoles. Ainsi pour les védantins (jnana yoga), le Kundalinî yoga est une voie inférieure, alors qu'elle est la voie royale des shivaïstes du Cachemire. Voyons ce qu'il en est au juste.

Conscience et forme, esprit et matière sont les deux expressions cosmiques fondamentales de la vie unique se manifestant dans toutes les formes vivantes. L'être humain a plusieurs véhicules de manifestation, mais il est essentiellement une triplicité de principe. Il est Esprit et matière maintenue en vie par une âme animique et consciente. Dans les techniques libératrices, les sages du passé ont tout particulièrement utilisé ces deux principes, à savoir l'énergie qui anime la forme et la conscience qui lui confère son dessein. Dans la voie de l'énergie sont inclus le hatha, le tantra et le Kundalinî yoga. Ces méthodes sont de nature psycho-physiologiques, et le corps vital aussi bien que le corps physique sont largement impliqués. Pour celui qui a choisi la libération au moyen de l'aspect conscience, tout est différent. La méthode n'est guère plus aisée, mais considérablement moins dangereuse. Dans cette seconde perspective, le pratiquant n'attache que peu ou pas d'importance à son enveloppe charnelle, l'objectif étant justement de se désidentifier de tous les véhicules, le corps physique en tout premier lieu. Le corps physique cependant possède ses propres lois et ne doit pas être rejeté. C'est pourquoi l'adepte qui, quel que soit son yoga, doit agir pour le bien du monde où il se trouve, choisira d'abord le karma yoga où l'action est accomplie avec un total détachement pour le fruit. Cette attitude mentale à travers l'action physique prépare au raja yoga dans lequel le contrôle de la substance mentale (chitta) est de première importance, et conduira probablement le disciple au jnana yoga ou yoga de la connaissance du Soi.

Bien entendu, il est rare que les choix suivent des tableaux aussi précis. À chaque incarnation, les hommes trouvent une ou plusieurs méthodes qui les mèneront à l'étape suivante. Je n'ai pas mentionné le bhakti yoga car il représente la synthèse harmonieuse des deux grands courants de la forme et de la conscience. Le bhakti yoga est l'adoration des attributs d'un Dieu incarné (Avatar) avec nom et forme. Cette adoration est purement mentale, mais elle implique également l'utilisation de l'aspect forme à travers un rituel qui utilise les cinq sens pour l'acte d'adoration du Seigneur. Comme le dit souvent Sathya Sai Baba :

La dévotion est essentielle si l'homme désire réaliser cet état de conscience divine, car elle vise à éveiller la connaissance du divin en lui. Toutefois, penser à Dieu dans le but d'obtenir confort et bénéfices matériels, cela ne s'appelle pas de la dévotion. Envisager et éprouver le Sat-Chit-Ananda en soi est une vraie preuve de dévotion.

En fait, le bhakti yoga devrait être à l'arrière-plan de toute pratique spirituelle, car il est le moyen de cultiver et d'exprimer l'amour (prema) par lequel et dans lequel peuvent disparaître toutes les oppositions du mental et tout particulièrement son égoïsme. Certains maîtres du bhakti yoga ont quelquefois écrit, à tort, que les karmis, les jnanis et les yogis ne pouvaient atteindre la libération finale que par le bhakti yoga. Ils furent aussi intolérants que ceux qui nient la valeur rédemptrice du yoga de la dévotion et de l'amour. Une telle attitude est l'antithèse même de l'éveil du feu sacré qui est aussi et surtout un feu divin inclusif et unitaire.

Une voie yogique est efficace non forcément par elle-même, mais plutôt parce qu'elle correspond au niveau d'éveil atteint par celui qui la pratique au moment adéquat. Toutefois, il est une loi qui ne souffre d'aucune exception, la loi immuable du mouvement allant du bas vers le haut, de l'obscurité vers la lumière, et surtout du formel à l'informel, du concret au spirituel. Voilà pourquoi le bhakti yoga, une voie peu dangereuse à conseiller au plus grande nombre, doit pourtant, à l'instant suprême de la libération, faire place au jnana yoga, l'expérience impersonnelle de l'absolu.

On a encore en mémoire la sublime image du grand bhakti, sri Ramakrishna Paramahamsa, qui disait ceci :

Moi, j'ai le désir brûlant d'adorer le Seigneur d'autant de façons que je le puis ; et pourtant, le désir de mon cœur n'est jamais assouvi. J'ai le désir de l'adorer, avec l'offrande des fleurs et des fruits, de répéter son saint nom dans la solitude, de méditer sur lui, de chanter ses hymnes, de danser dans la joie du Seigneur !... Ceux qui croient que Dieu est sans forme l'atteindront aussi bien que ceux qui croient qu'il est avec formes. Les deux seules choses nécessaires sont la foi et l'abandon de soi[5].

Cette attitude prônée par le grand bhakti n'est rien d'autre que l'attitude vécue par le jnanin qui, lui aussi, se situe toujours au-delà de la forme et du sans-forme. Il est au-delà, mais s'observe également agissant dans le monde, bien que hors du monde. Le plus bel exemple de cette attitude de véritable connaissant est celle du grand jnanin Adi Shankaracharya, qui n'en demeurait pas moins un grand bhakti. Mais, pour atteindre la libération, on doit passer de l'adoration de la forme du Seigneur à la fusion avec sa conscience absolue ou sans forme. Cette initiation, sri Ramakrishna, aussi grand fût-il, dut la passer comme tout un chacun, par l'intermédiaire d'un réalisé védantiste du nom de Totapuri :

[...] L'homme tout nu (Totapuri) m'enjoignit de détacher mon esprit de tous les objets et de plonger dans le sein de l'Atman. Mais, en dépit de tous mes efforts, je ne pouvais traverser le royaume du nom et de la forme, et amener mon esprit à l'état « inconditionné ». Je n'avais aucune difficulté à détacher mon esprit de tous les objets, un seul excepté : et c'était la forme trop familière de la radieuse Mère Bienheureuse, essence de la pure Conscience, qui apparaissait devant moi comme une vivante réalité. Elle me barrait la route de l'au-delà. J'essayai à plusieurs reprises de concentrer mon esprit sur les enseignements de l'Advaïta ; mais à chaque fois, la forme de la Mère s'interposait. De désespoir, je dis à Totapuri : « C'est impossible ! Je n'arrive pas à élever mon esprit à l'état "inconditionné", pour me trouver face à face avec l'Atman... » Il me répondit sévèrement : « Quoi, tu ne peux ? Il le faut ! » Jetant ses regards autour de lui il trouva un morceau de verre, il le prit, il en enfonça la pointe entre mes sourcils, et il me dit : « Concentre ton esprit sur cette pointe ! » Je me mis à méditer de toutes mes forces ; et aussitôt que la gracieuse forme de la Mère Divine m'apparut, j'usai de ma discrimination comme d'un glaive, et je la fendis en deux. Alors, il ne resta plus d'obstacle devant mon esprit, qui s'envola aussitôt jusqu'au-delà du plan des choses « conditionnées ». Et je me perdis dans le Samâdhi[6].

Avec sri Ramakrishna, nous avons affaire à un maître parfaitement accompli qui utilisa tous les aspects du yoga. C'était un pur bhakti considérant l'amour comme de première importance, qui avait pénétré l'essence de toutes les religions, et notamment la discipline (sadhana) tantrique, dite de la main droite. Cette sadhana est solitaire et n'implique pas de partenaire de sexe opposé. Quand on lui posait la question des pratiques avec une partenaire féminine, il répondait :

Ce n'est pas un chemin sûr ; il est difficile et l'on y fait souvent des faux pas. D'après les tantras, il y a trois manières de pratiquer la dévotion. On peut prendre en face de la Divine Mère l'attitude du « héros[7] », celle de la « servante » ou celle du « fils ». Moi, j'ai pris l'attitude du « fils ». Si vous prenez celle de la « servante », c'est également bien. Mais le chemin du « héros » est hérissé de dangers et conduit presque certainement à la catastrophe. Le chemin du fils est très pur[8].


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