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L'ASCLEPIADE
Anne HEITZ-BUTZ
Naturopathe, éducatrice de santénaturopathie, asclépiade, annaturopathe, réflexologie, Montélimar
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LA FORCE DES FLEURS DE BACH, RETOUR D'EXPÉRIENCE

article de Anne HEITZ-BUTZ, publié le 22 novembre 2020 5 min à lire 51

On ne peut pas modifier un souvenir mais la qualité de sa charge émotionnelle.
Il arrive parfois que ce que nous avions mis des années à construire s’effondre en quelques secondes.
Les fleurs de Bach, véritables génies dans l’accompagnement des émotions sont là pour intervenir en urgence mais aussi en soutien alors que nous nous retournons sur ces événements qui nous ont supprimé un jour notre liberté et enfermé dans des croyances limitantes.
Retour d’expérience
15 octobre 1992, Paris 18
L’appartement est vide. Il fait froid. L’accumulateur de chaleur fait plus de bruit que de chaleur. Les plantes sont toutes rassemblées dans la cuisine, comme lorsque l’on part en vacances. Ben Omrane, le petit épicier arabe, passe les arroser pendant notre absence.
J’essaie de m’endormir dans le lit glacé. Je me suis couverte avec le gros gilet que je t’avais offert à Noël. Je sers les paupières, en pensant qu’ainsi je ne pourrai pas pleurer. Mais les larmes ne coulent pas des yeux, elles saignent du cœur. Je finis par desserrer les paupières, je fais le noir sur mon regard.
Les lumières des voitures qui circulent dans la rue, éclairent la chambre, à chaque nouveau passage. Parfois, j’ai l’impression qu’elles traversent la pièce, ou plutôt, passent dans ma tête. Je finis par m’endormir d’un sommeil froid et sans rêve.
Le réveil est difficile. Je réalise, une fois de plus, que tout est vrai. Comme si en m’endormant, l’espoir de revenir en arrière était possible. Alors que chaque matin inscrivait un jour de plus à ta disparition. Chaque nouveau lever du soleil, m’éloignait un peu plus de ce jour, où tu étais parti tranquillement, en nous embrassant tous les deux. Comme à chaque fois, j’avais regardé ta moto disparaître au coin de la rue. L’après-midi, ils me rendaient visite pour m’annoncer que tout était fini.
Lorsqu’ils empruntèrent les escaliers qui menaient à l’appartement. Alors qu’ils préparaient et craignaient le discours qu’ils allaient avoir face à cette famille qu’ils ne connaissaient pas. Cette famille qui allait basculer dans les secondes à venir. Cet instant imminent, où l’histoire allait prendre un autre chemin, peut-être que je savais déjà. Ils ont sonné. J’ai ouvert la porte. Et là, je savais.
L’un d’entre eux tenait ton permis de conduire entre les mains. Moi, j’avais du linge plein les bras, de cet enfant qui venait de naître. J’ai tout déposé. Nous nous sommes installés dans la cuisine, où ils m’ont invitée à m’assoir. J’étais pourtant chez nous. Je pris place face à eux. La discussion pénible et lourde de sous-entendus pouvait, alors, commencer. Jeu de langue, où il s’agissait de ne pas prononcer le mot tabou, jusqu’à ce que j’en vienne à le découvrir. Pour ruser, et afin de conjurer le sort, je prononçais, enfin, la fameuse phrase : « Mais, il n’est pas mort ! » Silence. Le jeu était terminé. J’avais gagné. Nous avions basculé. Nous étions de l’autre côté. J’avais alors 23 ans. Nous étions mariés depuis un an, et l’histoire s’arrêtait là.
Comme confirmation de notre passage à cette nouvelle frontière, j’allais chercher notre seul et unique bagage en commun : l’enfant qui dormait paisiblement dans son berceau. Je ne réalisais pas, à ce moment-là, qu’il aurait à porter avec lui, tout au long de sa vie, le regard vide de sa mère, le cœur éclaté, et les bras lourds de l’avenir qui venait de s’annoncer. Alors que je diffusais, dans son petit corps, une angoisse lourde et pâteuse, témoin de cette nouveauté que j’avais du mal à accepter, il émit un léger geignement. Je le dérangeais dans son sommeil.
Le changement n’est pas toujours simple. Le corps se braque, le mental refuse. Il ruse, nous emmène dans le mensonge, et poursuit le labyrinthe infernal de nos ancêtres, dont nous chercherons à nous extraire dans quelques années. L’accueil de ce qui est serait tellement bon, face aux évènements. Mais il y a ce foutu mental, qui éprouve le besoin de faire sa pénélope, et de tisser sa toile, avec tous les nœuds inextricables qu’elle comporte sur l’envers.
Touchée en plein cœur, je me laissais donc porter, par ce grand menteur qui m’attendait les bras ouverts. Fidèle à ce compagnon de malheur, je commençais par ignorer cette envahissante invitée qu’était la mort. Je demandais à te voir, en me disant que j’allais tout te raconter. Tout ce qu’ils avaient pu me faire ou me dire. On me demandait d’être raisonnable ! Pour leur montrer que je ne l’étais pas, je partis me frapper la tête contre le mur de la salle de bain. Histoire de me sortir de ce mauvais rêve.
En très peu de temps, notre salon se transforma en moulin, avec un passage incessant de personnes de mon entourage, qui venaient puis repartaient. Je cherchais indéfiniment à joindre mes parents, qui ne l’étaient pas. La nouvelle se propageaient comme le feu. Le médecin faisait partie du défilé. Il laissa une plaquette de comprimés et repartit. Dans un semi brouillard, je voyais les personnes traverser notre salon, puis repartir sans avoir trop su quoi dire. Mon beau-frère tenait la plaquette de médicaments dans sa main. Il m’expliqua que si j’en avais besoin, il me la donnerait. Mais pour l’instant il la garderait dans sa poche. Je ne comprenais pas. Je n’étais pas malade. Je ne voulais pas de médicaments. Je voulais juste aller te voir.
Dans un moment de lucidité, suscité par les pleurs du nouveau-né, je repris mon rôle récent de mère. Je pris mon fils contre mon sein pour le nourrir. Plus de lait ! Comment était-ce possible ? A midi, encore, je tentais, malgré moi, de maîtriser ces seins sous pressions, qui ne pensaient qu’à offrir leur amour et leur nourriture, à celui qui était de notre chair.
Et puis, toujours pas de nouvelles de toi. Pourquoi ne venais-tu pas à mon aide ? Le gendarme m’avait bien précisé : « Pas de casque, pas de port de lunettes, ça ne pardonne pas ! » Mais, qu’y avait-il donc à pardonner ? Motard depuis de nombreuses années, je ne t’avais jamais vu rouler sans casque. Et les lunettes t’étaient indispensables. Lui, en bon fonctionnaire, énumérait les erreurs possibles. Moi, je n’y croyais pas. D’ailleurs, je ne croyais pas plus en ta disparition.
Mes parents arrivèrent tard dans la soirée. Je ne sais pas qui les avait finalement prévenus. Peut-être un de ces nombreux proches de passage qui traversaient notre salon. Pour un voyage Mulhouse-Paris aussi rapide, ils avaient probablement pris l’avion.
En attendant que la situation se délie et que l’on m’autorise à aller te voir, je me laissais happer par un sommeil refuge, où tu étais là. Je dormais la nuit, je dormais le jour. Je vivais au rythme d’un nouveau-né. Finalement, les choses étaient plutôt bien faites !
Un appel téléphonique me sortit de mon sommeil « perraultien ». Tu nous attendais à l’institut médico-légal. Alors que nous marchions Quai de la Rappée, dans le cinquième arrondissement de Paris, j’avais l’impression d’arriver dans une sorte de zone portuaire. Je n’avais jamais côtoyé ce quartier, en dehors de nos brefs passage en moto, en mode « siamois ». Drôle de bâtiment. Lorsque nous entrâmes, un long couloir dispensait de part et d’autre, de manière totalement indécente, différentes pièces. Chacune des chambres, porte grande ouverte, donnait en spectacle des familles endeuillées. Certaines aux larmes silencieuses. D’autres, accompagnées de pleureuses. Cependant, toutes cultures confondues, nous avions tous en commun cette même douleur qui touche en plein cœur.
Lorsque nous entrâmes dans la pièce, tu étais là. Tu reposais derrière une vitre, les yeux mi-clos, un drap blanc remonté jusqu’au cou. Aucune trace de l’accident. Ton visage était lisse et reposé. Ton regard vert filtrait à travers le noir de tes longs cils.
© Anne HEITZ-BUTZ
reproduction intégrale interdite, tout extrait doit citer mon site www.theraneo.com/anne-naturopathe
Mots clés : fleurs, de, bach, traumatisme, blessures, émotions, guérison
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