Pourquoi votre cerveau adore inventer des scénarios catastrophes (et comment lui dire gentiment de se calmer)Vous connaissez cette petite voix intérieure qui transforme un simple "Il ne m'a pas répondu" en "Il est fâché... J'ai dû faire quelque chose de mal... C'est sûrement la fin..." ?
Félicitations, vous possédez un cerveau parfaitement... normal !
Notre cerveau est une formidable machine à anticiper les dangers. Pendant des milliers d'années, cette capacité a permis à nos ancêtres d'éviter les prédateurs. Aujourd'hui, le tigre à dents de sabre a disparu... mais notre cerveau, lui, continue parfois à voir un danger là où il n'y a qu'un simple SMS en attente.
Il remplit les blancs.
Il imagine.
Il interprète.
Et il le fait souvent avec beaucoup d'imagination !
Le problème, c'est que notre corps, lui, ne fait pas toujours la différence entre un danger réel et un scénario inventé.
Résultat ?
Le cœur accélère.
Les muscles se tendent.
Le sommeil devient plus léger.
Le stress s'installe.
Et si, au lieu de croire toutes les histoires que raconte notre mental, nous apprenions simplement à les observer ?C'est exactement ce que permettent des approches comme l'hypnose, la sophrologie ou encore certains exercices de respiration : elles offrent un espace où l'on peut remettre un peu d'ordre dans ce brouhaha intérieur.
Imaginez votre cerveau comme un GPS.
S'il détecte un bouchon, il recalcule un itinéraire.
S'il détecte un ours... alors qu'il s'agit d'un labrador... il mérite peut-être une petite mise à jour !
Bonne nouvelle : le cerveau est plastique. Il apprend toute la vie. Plus on l'entraîne à revenir au présent, plus il devient capable de distinguer les véritables dangers... des films qu'il produit tout seul.Alors, la prochaine fois que votre imagination part en tournage à Hollywood, posez-vous simplement cette question :
"Est-ce un fait... ou est-ce un scénario ?"
Parfois, cette simple différence suffit déjà à retrouver un peu de calme.
Et si ce cinéma intérieur est devenu envahissant, sachez qu'il est possible de l'apaiser. Pas en faisant taire le cerveau, mais en lui apprenant qu'il n'a plus besoin d'être constamment en état d'alerte.
Après tout, votre cerveau essaie simplement de vous protéger... même s'il est parfois un peu trop zélé dans son rôle de scénariste !
© Nadine FROLA
reproduction intégrale interdite, tout extrait doit citer mon site www.theraneo.com/nadine-frola
Mots clés : imagination, tensions, protection, anticipation, détente
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