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Le jardinier qui laissait des trous dans son potager
pour apprécier la magie de la vie
Panbouda voyageait sur son chemin de vie, le sourire béat, la joie guidait ses pas. Dans son sac à dos, il avait de la nourriture, une bouteille d'eau et une couverture en poils de koala pour dormir le soir au chaud. Dans sa tête, il avait en mémoire mille souvenirs de sa quête. Chaque nouvelle aventure remplissait son coeur de bonheur et sagesse pure.
Il était petit, mais au bout du voyage, il savait qu’il serait un grand sage.

Panbouda accompagnait un vieux sage au marché d’un grand village. Un torrent de gens pressés inondaient en continuité les rues saturées. Sur une place, un carré de pierres abritaient un massif de fleurs bordé de lierre, avec autour quelques bancs en fer. Le vieux sage lui proposa de s’assoir un instant.
Immobiles, ils observaient à distance les passants, leur danse de fourmis donnait le tournis.
Vieux sage :
- on les appelle les cours-toujours.
Panbouda :
- ils courent parce qu’ils n’ont pas de temps ?
Vieux sage :
- seuls les morts n’ont plus de temps. Tout le monde a le même temps de vie dans une journée, tout dépend comment on choisit de l’utiliser. On peut faire trois choses importantes dans une journée puis rester tranquille, ou s’agiter et en faire cinquante inutiles.
Panbouda :
- mais pourquoi courent-ils toujours ?
Vieux sage :
- pour remplir leurs vies vides. Ils ont tout : une maison, des vêtements, à manger, des enfants, un travail, de l’argent. Ils ont tout mais leurs vies sont vides. Ils se sont faits piéger par le train-train du confort. C’est un train qui tourne en rond. Comme ils s‘ennuient de ce voyage monotone et futile, ils le parsèment d’une boulimie de gares inutiles. Ce sont des distractions pour oublier qu’ils tournent en rond. Pardonne mon langage, mais comme disait un autre vieux sage : le confort rend fort con.
Panbouda :
- le confort est un piège ?
Vieux sage :
- un jour sur ton chemin de vie, le confort te dit : arrêtons-nous sur ce banc pour nous reposer un instant et regarder l’horizon tranquillement. Soudain tu réalises que c’est la fin de ta vie et que tu es resté tout ce temps assis, à demi-endormi. Il y a bien longtemps que tu n’as plus regardé l’horizon au loin, tu regardes ton confortable banc avec son gros coussin. Tes pieds ont oublié d’avancer sur ton chemin. Tu ne sais plus marcher et tu voudrais courir pour rattraper le temps passé avant de mourir, mais il est trop tard, on ne profite pas de la journée en se réveillant le soir. Le confort détourne l’attention, c’est un état, ce n’est pas une direction. Sur le chemin de ta vie, le confort paraît une pause en plus, mais c’est souvent un terminus.
Panbouda :
- alors le confort, c’est bon pour le corps mais l’âme s’endort ?
Vieux sage :
- et quand l’âme se lasse, chaque instant face à soi-même devient une fontaine d’angoisse. Leurs vies d’Homme sont si vides, qu’ils les remplissent au maximum d’activités pour oublier qu’ils font du surplace. Pour eux, manquer de temps signifie qu’ils profitent de la vie pleinement. Mais pour l’âme ces distractions sont insipides, on ne peut pas combler un vide avec plus vide.
Panbouda :
- cette course de distractions n’a pas l’air de les satisfaire. Mon coeur se serre car derrière ces masques de sourires, je vois tant de gens en train de souffrir.
Vieux sage :
- oui, ils sont malheureux car il leur manque l’essentiel : un sens dans leur vie superficielle. Un sens, c’est une direction, ça évite de tourner en rond. Mais s’ils ont le coeur chargé de tristesse, dans leur vie où ils courent sans cesse, c’est pour une autre raison que leur boulimie de distractions. Regarde derrière toi, ce massif plein d’éclats.
Le vieux sage arrache une plante de terre, et laisse dans le massif un trou ouvert :
- dans deux semaines nous reviendrons, et tu comprendras pourquoi tous ces gens sont si tristes au fond.

Deux semaines passent, le vieux sage et Panbouda reviennent sur la place du village.
Vieux sage :
- regarde le trou que j’avais fait dans le massif.
Panbouda, surpris :
- mais je ne le vois plus... il a disparu.
Vieux sage :
- cherche bien avec ton coeur parmi toutes les fleurs.
Panbouda, surpris :
- oh, une nouvelle fleur a poussé à la place du trou ! Avec ses couleurs éclatantes, elle embellit tout le carré fleuri.
Vieux sage, souriant :
- voici ta leçon : si tu laisses des espaces dans le jardin de ta vie, alors la vie pourra y faire jaillir des fleurs inattendues pour embellir ton jardin. Mais si tu remplis chaque espace de ton jardin surchargé, il n’y poussera que ce que tu as semé. La vie n’aura pas la place d’y glisser sa magie. Il n’y aura pas de surprises pour embellir ton jardin ou t’épanouir, tu seras enfermé dans une vie de routine sans sourire. Il suffit parfois d’une fleur d’improvisation qui surgit, pour changer toute la vision du jardin de ta vie. La magie de la vie, c’est ces surprises que tu n’attendais pas qui remplissent ton coeur de joie.
Panbouda :
- je comprends, tous ces gens trop pressés devraient abandonner le superficiel et garder l’essentiel. Ainsi, ils pourraient libérer du temps et réinviter la magie et la joie dans leur vie.
Vieux sage :
- libérer du temps, c’est se libérer de l’emprise du temps. Quand tu es toujours pressé, vient un jour où tu n’as plus de jus. Les cours-toujours sont frustrés d’avoir un temps toujours trop court, mais pour apprécier une tarte aux pommes, faut-il avaler plusieurs parts avec boulimie, ou bien une seule part savourée suffit ?

C’est ainsi que Panbouda comprit que pour inviter la magie de la vie dans sa vie, il ne fallait pas saturer ses journées avec plein de futiles activités. Trop remplir, c’était s’épuiser à courir sans fin, et rater les surprises imprévues sur son chemin.
Et Panbouda reprit son voyage sur son chemin de vie, avec un peu plus de bonheur et de sagesse dans le coeur. Il souriait, il était petit, mais il savait qu’au bout du voyage, il serait un grand sage.


 
© Pit Nokoma, Les contes d'éveil de Panbouda, © photo droits réservés
reproduction intégrale interdite, extrait autorisé avec mention du site www.theraneo.com/nokoma

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À retenir
• quand je sens un vide en moi, je cherche une direction plutôt qu'une distraction
• quand je surcharge mes journées d'activités futiles, c'est l'illusion d'une vie remplie mais c'est une vie vide
• quand je cours, je ne vois pas tout ce qu'il y a autour de moi qui pourrait m'apporter de la joie


En bref
je décide de ne pas tout le temps courir, je m'accorde des temps calmes pour inviter la magie et l'improvisation dans ma vie.


5 questions pour avancer
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