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NAÎTRE ET EXISTER
Gabriel VOISIN EI
Sophrologue Existentiel et Educateur HypnoNaissancesophrologie, stress, grossesse, accouchement, naissance
Naître et Exister
Gabriel VOISIN
LIVRES
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PATERNITÉ

LES HOMMES SE TRANSFORMENT - L'HOMME LUNAIRE

Paule SALOMON
éditions Albin Michel | Développement personnel | 80
L'identité masculine est dans une crise de passage qui commence à peine et risque de durer plusieurs décennies. Certains l'expriment de manière outrancière : " Il n'y a plus d'hommes, la masculinité est menacée." Si les hommes sont plus proches des femmes qu'ils ne l'ont jamais été, plus proches des autres hommes et plus proches d'eux-mêmes, il semble urgent d'analyser les mutations qu'ils sont en train de vivre. Comment sortir de la crise et favoriser le passage à un masculin réinventé, à une nouvelle virilité ?
En prenant conscience des aspects qui cohabitent en lui, héritage collectif, familial et individuel, un homme accélère son évolution. Sept étapes sont ici proposées à son exploration pour dépasser ses blocages et atteindre la compréhension de soi. L'homme du troisième millénaire a la possibilité d'être aussi réceptif qu'actif, de conjuguer force et douceur, de renouer avec la part féminine de son être et d'explorer son intériorité.
Après La femme solaire, La sainte folie du couple, La brûlante lumière de l'amour, Paule Salomon, philosophe et thérapeute, continue de proposer une analyse de la crise d'identité qui affecte hommes et femmes. C'est pour elle le plus puissant levier de changement intérieur dont la société ait jamais disposé.
 
MON AVIS
J’ai lu Les hommes se transforment, l’homme lunaire de Paule Salomon pour la troisième fois en vingt et un an et à sept ans d’intervalle. Ce que Jung appelle un cycle d'évolution.

C’est un livre qui m’accompagne depuis longtemps.
Avec le recul, je peux dire qu’il a participé, à sa manière, à la construction de l’homme que je suis devenu.

À chaque lecture, quelque chose se déplace.

La première fois, j’y avais trouvé une forme d’évidence.
Aujourd’hui, avec mon parcours de psychopraticien, j’y retrouve une cohérence plus profonde, plus vécue. Ce que j’ai appris sur les mouvements de l’être, sur le masculin aussi, fait écho de manière très concrète à ce que ce livre propose.

Ce qui me touche particulièrement, c’est cette manière de penser l’être humain dans le mouvement avec ses polarités féminines et masculines.

Je ne vois plus les étapes proposées comme une progression linéaire avec un objectif stable à atteindre, mais comme des cycles.
Des cycles en forme de spirale : on repasse par certains passages de vie, mais jamais de la même manière.

Avec le temps, je l’observe pour moi comme dans ma pratique :
le rapport au père, à la mère, à sa place dans le monde… revient.
Mais ça ne revient pas à l’identique.

Il y a plus de nuances, plus de profondeur, parfois plus de stabilité aussi.
On retraverse, mais avec ce que la vie a déposé entre-temps.

Et c’est là que ce livre m’accompagne : il aide à reconnaître ces passages quand ils se présentent.

J’y vois aussi quelque chose de plus large.
Certains passages semblent se jouer sur plusieurs générations.

Comme si nous étions en train, collectivement, de chercher de nouvelles manières d’habiter le masculin.
Et que chacun, à sa manière, participe à ce mouvement.

Dans ce contexte, je ressens un manque d’accompagnement dans ces passages.

Beaucoup d’étapes de vie sont marquées extérieurement — études, travail, statut — mais peu accompagnées intérieurement.
Ce qui se transforme en profondeur reste souvent sans espace.

La question de la place — en soi, avec les autres — reste alors ouverte.

Ce qui me questionne aussi, c’est notre rapport à ce qui est mesurable.

Nous savons objectiver des résultats, des performances.
Mais ce qui relève de la qualité d’être — la sensibilité, la présence, la manière d’entrer en relation — échappe à ces repères.

Et pourtant, c’est souvent là que quelque chose d’essentiel se joue.

Dans ces moments-là, le regard d’un autre devient précieux.
Pas pour évaluer, mais pour reconnaître, mettre des mots sur une manière d’être.

Une qualité. Une présence.

C’est une dimension que je retrouve dans ce livre : une place laissée au sensible, à ce qui ne se mesure pas facilement.

Un autre aspect qui m’a marqué, et que je comprends différemment aujourd’hui, concerne la question de la honte.

Le livre évoque les déséquilibres entre masculin et féminin, et les mouvements qui peuvent en découler.
Ce que j’en retiens surtout, c’est un processus intérieur.

Un homme peut être amené à porter une forme de honte — personnelle ou héritée.
Et cette honte, si elle reste là, peut finir par recouvrir beaucoup d’autres choses.

Je me rends compte que cela a été très concret pour moi.

Je me suis construit avec l’idée que ma naissance avait fait souffrir ma mère.
J’ai longtemps porté cette culpabilité, sans vraiment la questionner.

Je me souviens encore de la manière dont cela colorait ma vie.
Je portais ça, sans le dire.

Avec le temps, j’ai compris que je portais quelque chose qui ne m’appartenait pas entièrement.
Et que cette honte, en restant là, limitait ma manière d’être en relation Je devais toujours m'excuser d'être.

La traverser, petit à petit, m’a permis de me repositionner.
Pas en rejetant ce que j’avais vécu, mais en cessant de m’y identifier.

C’est ce que je trouve juste dans ce livre : il ne s’agit pas de nier ces émotions, mais de pouvoir les traverser sans s’y enfermer.

Avec le recul, j’y vois aussi une invitation à sortir de certaines oppositions.

Ni domination, ni effacement.

Mais une recherche d’ajustement plus fin, en soi et dans la relation.

Cela passe, je crois, par un travail intérieur où chacun rencontre ses propres polarités — masculines et féminines — et apprend à les équilibrer.

Ce travail ne reste pas abstrait.
Il se manifeste dans la manière d’être avec l’autre.

Les outils proposés dans le livre peuvent paraître structurants au premier abord.
Mais avec le temps, je les vois plutôt comme des points d’appui.

Des repères pour se situer, sans figer le mouvement.

Ce que j’apprécie profondément, c’est que ce livre ouvre un chemin sans le refermer.

C’est un livre que je sens pouvoir relire encore dans sept ans ou avant encore.
Pas pour retrouver les mêmes réponses.

Mais pour me retrouver, à chaque fois, à un autre endroit.
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