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Marie Odile BRUS
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LA DOULEUR : INÉVITABLE POUR NOTRE PLUS GRAND BIEN ?

article de Marie Odile BRUS, publié le 22 décembre 2019 9 min à lire 176 1

Il est assez fréquent que les personnes qui viennent consulter mettent comme but à leur travail "ne plus souffrir", la demande concernant en général une souffrance émotionnelle.
Je leur répond invariablement que cela n'est PAS POSSIBLE. Car, même si ce fantasme est largement partagé dans l'humanité, il faut accepter une chose : la douleur existe car elle est utile.

Dans le meilleur des cas nous pourrons cependant
éviter de souffrir
inutilement.


Une autre demande est : "je voudrais éviter de faire souffrir mes proches", avec généralement une annonce à la clef : maladie grave, chômage, envie de changer de job ou de quitter une relation devenue pesante. Derrière cette demande il y a à la fois des tonnes de culpabilité, et le refus de prendre ses responsabilités
Évidemment, à cette question, je ne peux que répondre : "c'est impossible !". Car chacun est responsable de sa propre douleur, mais aussi des relations qu'elle a créées (consciemment ou non) ou accepté dans sa vie. Fussent nos propres enfants ou parents !

Beaucoup connaissent le texte du Renard, sur l'apprivoisement, dans "Le Petit Prince" de St Exupery (je vais le mettre dans un article à part pour que vous l'ayez à portée de main) : relisez-le, avant de vous engager dans une nouvelle relation. Cela vous permettra de mettre un surcroit de conscience dans votre décision d'avancer ou pas. Il n'est pas rare qu'avec un peu de réflexion, on se rende compte que l'on n'a tout simplement pas l'énergie disponible ou la véritable envie de créer un nouveau lien. Outrepasser cette limite personnelle expose à la souffrance : la sienne ou celle de l'autre. On peut aussi tout simplement avoir peur (cas très fréquent ! Relire alors l'article sur la Peur dans cette même rubrique "EFT")

Mais revenons à la douleur, pour en comprendre les mécanismes (bio-logiques... la base de tout). Cela nous permettre de voir pourquoi la douleur -quand sa cause n'est pas physique- se manifeste dans le domaine relationnel. Et pourquoi elle devient alors physiquement perceptible.

1- La douleur : une alarme indispensable à notre survie

Processus biologique, la douleur nous permet de réagir face à un danger direct dans notre corps. Imaginez ne pas avoir de courbatures, de maux de tête et autres symptômes de fièvre (la fièvre est aussi un processus bio-logique parfaitement utile ne l'oublions pas) : vous continuez à vous agier, à en demander beaucoup à votre corps, ou vous développez une infection sévère...vous dépassez les 42°C fatidiques et votre cerveau ne s'en remet pas.

Ou vous passez à côté d'une septicémie foudroyante, ou... ou...

Imaginez une fracture sans douleur. L'os labourant tranquillement vos chairs, l'hémorragie, les bactéries qui s'y mettent, etc. Non, franchement, votre survie ne s'en remettra pas !

Alors qu'avec une" bonne" douleur, bien en rapport avec la gravité de votre mal, vous irez consulter, ou prendrez les mesures adéquates en fonction des symptômes. la douleur est donc bien utile.

Il y a une maladie rare, l'analgésie congénitale, qui empêche le ressenti de la douleur. Indépendamment de la "logique bio" que l'on trouvera sans doute derrière (cherchez "mourir de douleur" dans la généalogie, par exemple), cette caractéristique qui pourrait laisser rêveur est en fait une mise en péril perpétuelle de la vie des personnes qui en sont atteintes.
Pas le moindre signal d'alarme, la moindre petite infection bénigne peut dégénérer, la moindre blessure peut cacher sa gravité pendant un temps qui met la survie en péril.


Non, vraiment, ressentir la douleur est un privilège

2- Douleur et relations humaines : émotions mais pas que...

J'avoue n'avoir pris conscience du rôle fondamental de la douleur dans l'attachement et la relation à l'autre que sur la remarque d'une sage-femme, amie et collègue sophrologue. Elle me préparât à la naissance de mes trois enfants et nous sommes jusqu'à ce jour restées amies... aucune douleur de ce côté là !

Pestant(à mon troisième enfant) contre la douleur -inévitable pour moi- de l'accouchement (pas le temps de faire une péridurale, même si cela m'avait tentée... et j'ai un seuil de résistance à la douleur extrêmement bas ), et lui faisant remarquer que le corps est parfaitement capable de s'anesthésier parfois (par exemple une fois que la tête de l'enfant passe ), je lui demandais pourquoi nous ne pouvions bénéficier de cette effet analgésiant tout au long de l'accouchement.
Avouez que cela serait tout de même rudement plus confortable !

Elle me répondit alors que la douleur avait un rôle très spécifique dans la naissance, et que du coup la péridurale n'était sans doute pas une si bonne idée (sauf cas de césarienne ou autres incidents/complications demandant une intervention encore plus douloureuse) : elle est indispensable pour l'attachement mère-enfant ! Et permet que la mère s'occupe de son petit au lieu de passer à autre chose....

J'ai tout de suite bien vu en quoi c'était utile : après avoir "douillé" comme cela, je ne risquais pas d'oublier de m'occuper de BB, ni de l'oublier à la maternité... en faire un de remplacement aurait coûté trop cher en terme de souffrance !
(j'ai bien conscience que présenté ainsi, cela peut paraitre désinvolte, mais prenez le temps d'y réfléchir).

La douleur deviendra vite émotionnelle d'ailleurs, avec l'inquiétude qui va rapidement suivre : BB mange-t-il assez ? A-t-il assez chaud ? Trop chaud ? A-t-il de la fièvre, soif, faim...etc ? Et à chaque étape de sa vie, même la mère la plus zen rencontrera son lot de questionnement, de doutes et d'inquiétudes. Franchement, je ne suis pas vraiment le genre de mère qui s'inquiète facilement, mais j'ai moi aussi eu ma part de doutes et d'angoisses ! Pas vous ?

Les pères ne sont pas en reste d'ailleurs : ils souffrent autrement, c'est tout. Mais ne le disent pas trop.
A moins de faire une couvade particulièrement aigüe, ils ne souffriront pas physiquement de l'arrivée de BB.
Mais dès l'annonce de sa venue prochaine, les inquiétudes vont survenir : comment loger, nourrir, protéger toute la famille. Même si maman travaille et gagne plus que Papa, il y a des atavismes millénaires (n'oubliez jamais le chasseur et la cueilleuse de baies !) qui nous ont programmés pour des rôles... existe-t-il le moindre petit risque de ne pouvoir l'assumer à 100% et avec facilité : l'angoisse apparait et avec elle une douleur émotionnelle parfois très intense.

Jusqu'à ce que BB soit adulte, diplôme en poche et décroche son premier job.
Ce sera alors trop tard pour lâcher la douleur (bon avec l'EFT tout est possible ! mais çà va demander du temps) : le pli est pris, et il sera difficile de rester insensible face à ses difficultés, ses doutes, ses erreurs, ses douleurs quand il/elle fait ses expériences de vie.

Et bien sûr, ayant été BB nous-mêmes... nous avons aussi connu l'expérience de la douleur de naitre. Je ne saurais dire si c'est pour nous empêcher d'avoir la nostalgie du ventre de notre mère et nous faire passer l'envie d'y retourner ou autre chose qui m'échappe d'ailleurs. Mais notre arrivée se fait dans la douleur.
Il serait illusoire de pouvoir s'en passer par la suite, la douleur est indispensable à notre survie.

Alors nous allons passer des moments difficiles parfois, maladie, blessure, relations compliquées, etc. Echos de cette blessure originelle, de celle de ceux qui nous ont précédé, de nos multiples expériences douloureuses.

Toutes ces douleurs auront eu un rôle à jouer pour nous maintenir vivant : remercions-là.
Et toutes peuvent nous permettre de grandir, d'apprendre sur nous mêmes.

Car nous ne sommes pas obligés de la subir inutilement !


3- Alors que faire si on ne peut éviter la douleur ?


Une douleur physique demande une attention, et vous l'avez certainement déjà vécu : une fois dans la salle d'attente des urgences ou le cabinet du médecin, la souffrance disparait ! Nous nous retrouvons un peu bête : "Docteur, c'était insupportable jusqu'il y a une minute) !"? C'est normal, votre cerveau a compris que vous aviez tenu compte de l'alarme et ne voit plus l'utilité de continuer à manifester de la douleur.

Nous pouvons en tirer un enseignement intéressant pour les douleurs émotionnelles :
si nous l'écoutons, si nous la reconnaissons comme un signal d'alarme ... la souffrance peut baisser considérablement, voire disparaitre !


Ainsi,quand nous pratiquons l'EFT, nous sommes à l'écoute des sensations, des émotions, et pouvons faire des liens entre la douleur du moment (physique ou émotionnelle d'ailleurs) et remonter ce fil jusqu'à un déclencheur, ou un "programmant". C'est à dire jusqu'à l'évènement qui a provoqué la douleur, qui a envoyé un signal "DANGER" (à nous mêmes ou parfois à nos ancêtres).

Je recommande d'ailleurs, dans l'utilisation de l'EFT sur une douleur physique, de ne pas chercher à la faire baisser en dessous de 2/10. Là, elle est tout à fait supportable, mais nous n'oublierons pas de la faire prendre en charge médicalement.

Parfois la douleur physique part complètement, c'est en général que le déclencheur émotionnel est désamorcé, le cerveau comprend -enfin !- qu'il n'y avait pas de réel danger et cesse d'envoyer le signal. Il m'est arrivé de voir des personnes en douleur chroniques depuis des années (dans un mouvement spécifique par exemple) qui à la sortie d'une ronde d'EFT n'avait PLUS DU TOUT mal !

Pour la douleur émotionnelle, on se rendra compte souvent en utilisant l'EFT, que c'est moins la situation actuelle qui est douloureuse que l'écho d'une douleur bien plus ancienne, d'une détresse souvent énorme mais jamais traitée. On le voit dans le cas des ruptures, qui réveillent des blessures de séparation parfois très anciennes, et avec une douleur apparemment disproportionnée. Ou parfois en entendant certaines remarques apparemment anodines, nous sur-réagissons sans comprendre ce qui nous arrive, soudain blessé profondément.

Je ne peux donc que vous conseiller d'utiliser l'EFT (mais aussi la sophro pour contacter intérieurement les sensations liées à la douleur physique ou pas) pour non pas éviter la douleur, mais en apprendre les leçons.

Alors, elle peut partir !

J'ai à ce sujet une anecdote personnelle : ma mère souffrait de la maladie de Parkinson et devint grabataire. Elle avait parfois des escarres mais ne paraissait pas en souffrir. Comme j'avais fait des séances de sophro dans la maison de retraite médicalisée où elle avait du aller, le staff me demanda ce que je pensais de ce "prodige". je leur répondis que, bien malin qui pouvait expliquer ceci avec certitude, mais que à mon humble avis, elle n'avait pas de raison de souffrir : examinée chaque jour, et soignée, par un personnel compétent, sympathique et en qui elle avait toute confiance, son cerveau ne devait pas voir l'utilité de déclencher de la souffrance !

Coopérons avec notre corps. Quand il hurle sa douleur, notre douleur, écoutons-le ! C'est notre meilleur ami.

Alors ...Souhaitez-vous toujours éviter la douleur ?
© Marie Odile BRUS
reproduction intégrale interdite, tout extrait doit citer mon site www.theraneo.com/brus-marie-odile
Mots clés : émotion,douleur,eft,sophrologie,bien-être,psychologie,énergétique,cerveau,neurones
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« “Si quelqu’un me guérit et me retire mon mal, j’entends aussi qu’il me hisse au niveau de conscience que j’aurais atteint si j’avais moi-même résolu ce que ce mal devait m’apprendre. Sinon, s’il me laisse dans le même état de conscience après m’avoir retiré mon mal, il me vole l’outil de ma croissance que peut être cette maladie.” » Yvan AMAR