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Marianne NYS
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Marianne NYS
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QUESTIONS DE GÉNÉRATIONS
LA CRISE SANITAIRE NOUS INVITE À INTERROGER NOS RAPPORTS AUX AÎNÉS ET AUX ENFANTS
publié le 21 mars 2020 5 min à lire 15
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La crise sanitaire nous invite à interroger nos rapports aux aînés et aux enfants
Car la société est organisée autour de l’individu adulte productif économiquement. Tout ce qui est autour, enfants et personnes âgées, ne sont intégrés qu’en tant que bénéficiaires ou malades/assistés.

À l’heure où la crise sanitaire nous demande de rester chez soi avec les enfants et de ne pas rendre visite aux personnes âgées, nos rapports avec d’autres générations sont interrogés. Penchons-nous sur la place que nous donnons habituellement aux enfants et aux personnes âgées dans nos sociétés, et sur ce que cette crise pourrait bien nous enseigner.

Les enfants
Le matin, se réveiller et presser les enfants, les accompagner à l’école, filer au travail, y passer huit heures, revenir chez soi, passer en tout deux heures par jour avec ses enfants, aller voir les parents certains weekends. Le weekend, courir les accompagner aux activités, faire la lessive le ménage les devoirs et s’accorder un petit loisir. Voilà ce qui est accepté comme la norme dans nos sociétés occidentales à l’heure actuelle.

Les générations sont cloisonnées.
Nous (exception faite de quelques uns déjà bien en avance sur leur temps) ne fréquentons pas de personnes âgées en dehors de nos grands-parents – on ne va pas boire un coup avec un pote de 75 ans – les enfants ne sont pas invités à circuler dans l’immeuble pour aller chez les voisins qui peuvent les garder. L’idée qu’un enfant puisse aider à préparer le repas, à faire le ménage, ne sont pas ancrés dans nos schémas.

Car la société est organisée autour de l’individu adulte productif économiquement. Tout ce qui est autour, enfants et personnes âgées, ne sont intégrés qu’en tant que bénéficiaires ou malades/assistés.
Or voilà que la crise actuelle oblige beaucoup de parents à passer des journées entières avec leurs enfants. L’espace de vie qui est habituellement un dortoir en semaine, devient un lieu de travail, de partage des activités, d’instruction et de récréation.

Voici que les parents sont invités à s’impliquer dans l’instruction des enfants, à se rendre compte des exercices demandés, des difficultés peut-être. En même temps, il doit télétravailler s’il le peut. Ceci oblige à une organisation différente du temps.

L’enfant n’est plus soumis à un horaire de classe et son rythme naturel peut être mieux respecté. Il doit en même temps intégrer et accepter son parent comme un instructeur et respecter le fait que lui aussi, doit travailler de son côté. Un réapprentissage où chacun redécouvre l’autre, où la relation n’est plus centrée autour de pourvoyeur/bénéficiaire.

Privé de ses camarades et de sa socialisation habituelle, l’enfant doit aussi apprendre à trouver dans un cercle très restreint s’il a une fratrie, et seul s’il est enfant unique, une source d’occupation.

Enfin il cesse d’être sursollicité, et, si on lui donne la place, c’est à dire si on lui laisse le temps de ne pas être occupé, il va pouvoir faire preuve d’impressionnantes capacités à l’autonomie, à réinvestir l’espace de la maison autrement.

Peut-être alors, invitera-t-il son parent à intégrer son monde d’imaginaire, de jeu et d’évasion. L’espace d’habitation se réinvente : on apprend à y travailler, à s’y détendre, à socialiser, à s’isoler.

Voilà que la cellule familiale, toute repliée sur elle-même redevient un lieu de découverte et d’ouverture.

Les anciens
Pendant ce temps, les anciens sont plus que jamais isolés. Ils vivent toujours seuls, soit chez eux en couple ou en veuf, soit en institution. En deux siècles, nos modèles familiaux ont profondément changé. Alors qu’au début du XIXème siècle 80% de la population travaillait la terre, les familles vivaient ensemble et chacun participait au travail paysan.

Avec le basculement vers l’aire industrielle, les familles vivent en ville, la mobilité accroît la dispersion géographique et les divorces créent des familles monoparentales ou recomposées.

L’allongement de l’espérance de vie a introduit dans nos sociétés les personnes âgées comme une composante essentielle. Pourtant dans l’idéologie néolibérale, un individu qui n’est plus productif économiquement n’a plus qu’à attendre, tout en restant un bon consommateur. Pour lui, l’isolement est la norme qu’il vit chaque jour pendant cinq, dix, vingt, trente ans.

L’arrêt nécessaire et salutaire des visites familiales tourne le verrou de leur monde déjà confiné, où ils ne fréquentent des personnes d’un autre âge que dans un rapport d’assistanat.

Dans un monde où on parle de « service » aux personnes âgées et non plus d’obligation ou de devoir envers les anciens, leur bien-être dépend entièrement de services aujourd’hui surmobilisés ou empêchés, et non d’un devoir de la communauté.

Dans la situation actuelle, les aides à domicile pour le ménage et la compagnie vont cesser. Les personnes âgées à domicile qui ne nécessitent pas de soins importants vont se retrouver dans un état de solitude radicale.
Le temps pour une personne âgée dans nos sociétés est marqué par les rituels : l’heure des infos, l’heure d’une série à la télé, de la toilette, du médicament… et l’heure d’une visite. Il ne va rester que le tic tac de l’horloge, la télé et le téléphone. Pas de contact physique, si important pourtant pour les personnes les plus fragiles.

Les voisins de l’immeuble viendront-ils tenir compagnie, dire un petit bonjour même à un mètre sur le palier ? Qui lui a dit autre chose qu’un bonjour avant de vite rentrer chez eux ? Qui connaît à vrai dire son prénom ? Qui sait si des chouquettes ou une brioche de la boulangerie lui feraient un grand plaisir ?

Le facteur qui autrefois s’arrêtait naturellement pour prendre des nouvelles de la vieille dame ne le fait plus, car c’est devenu un service payant. Bien entendu, dans le contexte actuel où le contact physique avec les personnes âgées est dangereux, on peut se dire que si nos anciens vivaient avec nous ce serait bien plus dangereux.

Comme la santé du corps est prioritaire sur la santé psychologique, l’enjeu de dépression des personnes âgées n’est pas à l’ordre du jour. Et pourtant cette détresse nous interroge sur notre modèle de société.

En perturbant nos habitudes, les crises nous rappellent que beaucoup de choses que nous estimons ne pas avoir le temps de faire, sont en fait essentielles.
Nous redécouvrons l’importance du lien entre générations, et la diversité de ces liens. Des initiatives voient le jour, car comme toujours c’est en tant de crise que la créativité se manifeste : des gazettes dans les EHPAD pour imprimer les nouvelles que les proches peuvent poster sur les réseaux sociaux, des téléconférences. On retrouve le temps d’écrire des lettres manuscrites, de prendre le temps d’une conversation au téléphone. Des voisins (en quelle proportion ?) se proposent pour aider les personnes vulnérables de leur immeuble.

Comme avec les enfants, la crise rouvre des perspectives de nouvelles relations. À nous de les explorer, non seulement pour passer au mieux à travers cette crise, mais aussi, peut-être, pour envisager plus tard autrement les équilibres de nos sociétés.
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Mots clés : crise, sanitaire, aînés, enfants, generation
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