
« Sois fort! » Autrement dit : "N’écoute pas ce que tu ressens."
On le dit souvent pour encourager, parfois par amour, et parfois sans même y penser.
Ces phrases, on les entend partout : dans les films, dans les histoires, dans notre culture collective. Elles sont souvent adressées aux garçons…
mais aussi aux filles.
Elles portent une intention positive, et pourtant, aussi, une injonction silencieuse.
Dire « sois fort », c’est parfois activer l’un des grands drivers que nous connaissons bien :
👉 Sois fort = n’écoute pas tes émotions,
👉 les émotions sont des faiblesses.
Or, nous le savons aujourd’hui : les émotions sont des enseignantes.
La peur m’apprend à devenir plus confiant.
La colère m’apprend à poser mes limites et à m’écouter.
La tristesse m’apprend que les choses changent, que l’impermanence fait partie de la vie… et que je peux traverser cela.
Refuser les émotions, ce n'est pas être fort, c'est se couper de son intelligence intérieure.
Et plus tard, ces enfants deviennent des adultes qui tiennent, mais qui ne s’écoutent plus, des adultes déconnectés de leur intuition, de leur vérité, de leur authenticité.
Accompagner les enfants, pour moi, ce n’est pas leur apprendre à être forts à tout prix.
C’est leur apprendre à se dire : je peux y arriver, et j’ai aussi le droit de m’arrêter, et de voir autrement que les autres ou le groupe.
C’est les accompagner à découvrir et développer leur force intérieure, leurs potentialités, leur courage… tout en s’autorisant parfois à ralentir,
à ressentir, à être vulnérables.
Accompagner les enfants, c’est leur apprendre à être vivants, conscients et reliés à eux-mêmes.
© Banu GOKOGLAN
reproduction intégrale interdite, tout extrait doit citer mon site www.theraneo.com/sev
Mots clés : émotions, psychologie, confiance, bienêtre, enfant
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